lundi 19 octobre 2009

Dans le Sud de l'Inde, Chez les Kodalis

“Alors, qu’est-ce que vous pensez de l’Inde?” Nous demande Amil Kumar. Comme tous les soirs, nous sommes assis à l’exterieur de la maison pour profiter de la douceur de la nuit tombée, et nous discutons ensemble de la journée.

Nous sommes à Vuyuru, un village à quelques kilomètres de Vijayawada dans le sud de l’Inde, la province appellee l'Andra Pradesh. Smila Kodali, une bonne amie à Geraldine, nous a donné le contact de son oncle, chez qui nous nous sommes installés pendant 10 jours. Nous sommes les premiers touristes à rester dans le coin, ce qui explique la curiosité des habitants alors que nous passons devant chez eux.

Amil Kumar et Durga (qui nous ont tout de suite demandé de les appeler Auntie et Uncle) gèrent une ferme de rizières et de cannes à sucre. Malgré notre experience de participation au travail agricole dans les fermes, l’affaire des Kodali comprend une centaines d’employés et notre proposition est accueillie avec un peu d’amusement…

Nous sommes ici traités comme la famille – donc pas question de mettre la main à la pâte, même pour aider dans la cuisine! La famille de Smila à decidé qu’il fallait que l’on aime leur pays et ils ont donc tout fait pour que nous nous sentions chez nous!


Le matin, Amil Kumar vient prier dans la petite pièce attenante à la chambre d’amis qui est dédiée aux dieux… chaque puja (dieu) est representé par une petite statuette dorée sur le mur – on reconnait Ganesh, Shiva, Hannuman – mais il y en a au moins 9 autres que l’on ne connait pas…

Durga récolte des pétales de fleurs aromates tous les matins pour faire une offrande et son mari, allume l’encens et commence les prières… La religion et la spiritualité font partie intégrante de la vie quotidienne ici…

En Inde, chaque nouvel emménagement dans une maison et chaque ouverture d’enterprise est bénite par un Brahman… une vache qui a été préparée pour la cérémonie doit entrer dans la maison… sans la présence de la vache sacrée, l’entreprise serait vouée à l’échec… Inutile de dire que l’on ne mange pas de steak ici…

Amil tient à nous montrer les rites de sa religion et nous fait même participer aux prières quand nous allons visiter un temple… nous présentons nos respects aux dieux Hindus….


A Vijayawada, nous allons visiter un temple qui se trouve sur la flanc d’un volcan ; nous enlevons nos chaussures pour entrer et versons de l’eau sucrée dans la bouche d’un idol. Apparemment, notre égard envers cet idol devrait sauvegarder la ville contre de futures éruptions.

Nous rencontrons aussi quelques Brahmans et visitons les temples de notre bourgarde. Chaque fois, différents rites sont requis… il faut se laver les pieds, faire trois fois le tour du temple, sonner une cloche, s’incliner devant les dieux, louer les dieux, prier pour nos proches ( pour chaque personne, Amil donne des rupees au Brahman, signe de son dévoument à la cause,) casser une noix de coco pour offrir son contenu, faire tourner une sorte de queue de loup trois fois devant chaque dieu, faire tourner un baton d’encens …etc..

Nous repartons, après une gorgée d’eau douce, avec une feuille de bon riz béni cuisinée par le Brahman, quelques grains de riz sur la tête, et un point rouge sur le front.

Pour ne pas perdre les offrandes, souvent de la nourriture, les Brahmans les offrent aux familles pauvres du village.

Amil reste souvent après notre visite pour échanger des paroles avec le Brahman, et parfois plus longtemps s’il s’agit de régler un malentendu entre des personnes du village (il est très bon médiateur). Quand nous lui demandons quelles ont étées les bonnes paroles du Brahman, il repond;

“Il faut être bon… Il ne faut pas tout garder pour soi, être égoiste.. il faut partager son bonheur avec ceux qui ont moins de chance - nous serons jugés pour nos actions…”

Finalement, nous trouvons que la plupart des religions ont le même message, un message de paix.

Quand Amil nous demande ce que nous pensons de l’Inde… nous lui repondons pourquoi elle nous plait tant… Voici ce que nous lui avons dit…

1) Nous aimons les familles soudées… La campagne de l’inde est très traditionnelle.

Chez les Kodali, nous habitons avec la maman de Durga, qui participe à la vie familiale pour élever les enfants. Contrairement à la societé occidentale qui a tendance catégoriser les gens comme étant productifs ou pas, la personne agée ici a un rôle à jouer et elle est respectée même quand elle devient infirme.

Les enfants sont très protegés, parfois même un peu dans une bulle…. les parents sponsorisent leur éducation, recherchent leur futur epoux, payent et organise le mariage et leur trouvent souvent un premier emploi – le garçcon hérite de la propriété des parents, la fille part vivre chez son époux. La tradition permet aux enfants d’éviter le poids d’un lourd crédit sur une maison. Elle permet aussi aux jeunes mamans de trouver du soutiens pour élever les enfants, lui permettant aussi parfois de poursuivre un vie professionnelle sans nounous.

Néanmoins, ces coutumes peuvent s’avérer contraignantes ; il y a d’innombrables problèmes entre belle mère et belle fille, des amours rendus impossibles à cause de l’intervention des parents, etc..

Mais les jeunes de notre génération réussissent à trouver un juste milieu quelque part entre la tradition et la modernité…

Les voisins des Kodali ont arrangé le mariage de leur premier fils, et préparent le mariage du second qui est tombé amoureux d’une Australienne. Aujourd’hui, certains jeunes hommes viennent vivre dans la famille de leur épouse plutôt que le contraire.

Pavani, une nièce du côté de Durga part bientôt en Angleterre pour faire ses études et devenir pharmacienne et peut être rencontrer l’homme de sa vie – mais à terme, elle souhaite revenir près de sa famille… en revanche, sa meilleur copine souhaite se marier et préfere confier la tâche de choisir le mari à ses parents.

Les jeunes que nous avons rencontrés s’écartent peu à peu de certaines coutumes, mais restent néanmoins des enfants dévoués à leurs proches.

Pavani nous a confié qu’elle à un amour fraternel pour ses cousins et qu’elle ne supportera pas longtemps d’être loin des siens. Venou, un jeune entrepreneur de 30 ans, a des rêves de grandeur et de richesses, mais jamais il n’envisagerait d’abandonner sa famille et son village pour les promesses d’une grande ville.

Beaucoup de parents semblent tolérer les changements par amour pour leurs enfants, mais aussi parce que leurs enfants ont de nos jours des opportunités qu’ils n’ont pas eu, eux au même âge.

Aujourd’hui, à part dans les familles les plus traditionnelles ou religieuses, l’enfant qui souhaite voler de ses propres ailes sera souvent encouragé (certains parents sont même soulagés.) En revanche, un enfant un peu plus timide et renfermé peu compter sur ses parents pour l’aider à faire les démarches qui l’amèneront vers une vie maritale et professionnelle.

2) Les Indiens ont une hospitalité défiant toute concurrence… d’ailleurs, ils montrent parfois leur amitié avec la nourriture! Comme dans tout village (enfin, il y a 80 000 habitants) tout le voisinage est bientôt au courant de notre présence… apparemment, c’est la premiere fois que des touristes restent chez quelqu’un. Nous avons donc fait le tour du patelin,de maison en maison en dégustant tout ce qu’il y avait de meilleur.

On nous invite même pour fêter la déese Durga chez le voisin …

Amil et Durga se sont chargé de nous faire découvrir la region en commençant par la campagne environnante…

Amil, vraissemblablement très respecté dans le coin s’arrête discuter avec les bergers, et nous fait découvrir différentes plantes que nous n’avons pas chez nous.

Au bord des canaux qui serpentent autour des champs, des huttes couvertes de feuilles de palmier se sont construites. Les familles qui y habitent sont très pauvres, et utilisent l’eau des canaux pour leurs besoins quotidiens… Le bord de la route sert de toilette, en particulier tôt le matin. D’autres locaux dorment à même la piste.

Oui, la pauvreté est omniprésente ici.. Les éleveurs de boeufs sont en general très maigres et très noirs de peau. Les ouvriers agricoles travaillent dans les champs- toujours avec une chemise ou un sari soignés.

En bord de la route on voit des hommes qui repassent des habits, des vendeurs de fruits, des hommes qui dirigent leurs troupeaux à travers la ville… et dès le petit matin on entend les Brahmans qui chantent leurs prières.

Nous traversons la riviere Krishna à pied – faute d’une bonne mousson, elle a été complétement asséchée.

Nous allons voir un temple de presque 2000 ans taillé à même la falaise.

Nous allons aussi visiter un village reconnu à travers l’Inde pour le tissage des plus jolis saris, à coté de Vijayawada. Sans que nous ne puissions protester, Uncle et Auntie offrent à Geraldine une superbe robe Indienne, et Pavani insiste pour lui en offrir une autre… c’est Pavani qui choisi les tissus et qui fait les dessins pour le tailleur.

Enfin, Amil nous amène visiter l’usine qui transforme sa canne à sucre, et celle des autres agriculteurs de la région. Nous sommes très impressionés, non par la propriété elle même, mais surtout par les démarches sociales de l’entreprise. D’abord, le gérant de l’usine a bâti un très joli lotissement arboré, avec une école et un temple pour loger les employés de l’entreprise. L’usine organise aussi des formations pour les adultes, une maison de retraite pour les personnes agées, et des centres de soins médicaux gratuits et centres d’informations sur le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles.

Les conditions de travail dans l’usine ne sont pas les mêmes qu’en Europe … mais les employés on l’air d’être assez fiers de leur lieu de travail; il l’ont entièrement décoré pour célébrer le festival de la déese Durga.

Quand nous ne visitons pas la région avec Durga et Amil Kumar, nous profitons du rythme de la vie à la campagne. En soirée, quand la chaleur lourde de la journée a diminuée, nous allons nous promener dans le village.


Tous les jours, Venou vient nous rendre visite… avec lui, nous allons ramasser les fruits du palmiers et les faire cuire en pleine nature sur un feu. Nous allons boire le thé chez lui, et parfois Nico et Venou vont taper un balle au dessus du filet de badmington à côté de “chez nous”.

Et tous les soir, nous allons voir des amis d’Amil et Durga…. Des amis qu’ils ont depuis leur petite enfance… Pas besoin de briser la glace- tout le monde est vite en train de parler de politique, de se “chambrer”, de rire aux eclats.

Bien sûr, nous ne comprenons pas le Telugu… mais nous échangeons des regards avec tous et nous sentons quelque chose de profondément humain et quelque chose sans limites internationales.

Quelle meilleure hospitalité que celle qui nous fait sentir chez nous, dans une culture que nous découvrons tout juste. A notre départ, nous souhaitons à tout prix offrir un présent pour remercier nos hôtes… Amil et Durga s’indignent et nous font rendre les cadeaux que nous avons tout juste achetés dans la boutique. Par contre, nous pensons qu’ils viendront faire un saut en France; ça sera l’occasion d’être à la hauteur de l’hospitalité Indienne …

3) Mais c’est Nicolas qui a vraiment mis le doigt dessus : ce qu’on aime le plus de l’Inde, c’est qu’elle a reussi à rester elle même, face à la mondialisation. Alors que les jeunes (quand ils ont les moyens d’étudier) sont vraissemblablement tous diplomés d’écoles d’ingénieurs et qu’ils parlent un anglais irréprochable, nous sommes aussi témoins de la grande fierté qu’ils ont de leur culture, leur religion, leur région et leur langue maternelle.

Les Indiens ont mis les Anglais dehors, mais ils ont decidé de profiter des infrastructures anglaises plutôt que de les détruires. On voit encore aujourd’hui un patrimoine riche de batiments coloniaux reconvertis et parfaitement entretenus, parmis les mosolés mogoles et de temples hindouistes….

Le Hollywood des Etats Unis a peut être inspiré Bollywood, mais ici, tout, jusqu’à la musique des film est 100 pour 100 Indien.

L’Inde est une mosaïque de différentes cultures qui cohabitent. Elle comprend une variété impressionante de nourritures, une incroyable panoplie de textiles, et des centaines de dialectes.

Les franchises et le prêt a porter n’ont pas encore tout envahi ; il y a encore des tailleurs – les femmes vont choisir leurs tissus et font faire des vêtements sur mesure. D’ailleurs les couleurs des saris changent en fonctions de leur provenance – on peut reconnaitre les sari du sud ou du nord.

Durga cuisine de sompteux plats tous les jours… c’est une cuisine du Sud et des spécialités de la region. Nous mangeons avec nos mains, des légumes organiques qui viennent du jardin sans même que le terme “bio” soit employé (l’Inde gagne le prix de la cuisine la plus délicieuse et variée de notre voyage – même si le Japon n’est pas loin)

En Inde, rien est asceptisé … Le soir la rue est vivante, et il y a un joyeux désordre, des odeurs … parfois nauséabondes, parfois sublimes. La combinaison parfois déconcertante de la pauvreté et de la splendeur du pays est ce qui rend l’Inde si séduisante pour certains et si insupportable pour d’autres.

Enfin, la vie que nous menons dans l’Andra Pradesh avec la famille Kodali est paisible. Et dans cette région, nous avons l’impression que beaucoup arrivent à trouver un travail et de quoi se nourrir. Même si pour certains, la vie est beaucoup plus éprouvante que pour d’autres, la région est particulièrement fertile et produit nombreux fruits et legumes.

En comparaison, au Rajasthan (que nous allons visiter prochainement) la famine est souvent le résultat de la sécheresse, de terres stériles, et aussi de la corruption.. Mais le sujet du Rajasthan relève du prochain article.

samedi 12 septembre 2009

Kathmandu, ses couleurs, ses traditions et ses quartiers...

Quand nos parents avaient notre age, Kathmandu etait un lieu tres prise par les hippies - c'etait un lieu ou l'utilisation libre de nombreuses substances hallucinogenes et autres etait courante, mais aussi un lieu pour la recherche spirituelle, a travers... le yoga, les medecines alternatives, et le bouddhisme.

Aujourd'hui les Nepalais on su transformer cette demande en vrai produit "package", parfois authentique, parfois bidon. On trouve des Sadhus (homme sacres) qui vous proposent de prendre des photos et ensuite vous demander des pieces... d'autres sont effectivement de legitimes "Holy men"... on trouve des magasins qui portent l'etiquette "bio" ou "commerce equitable" et vendent leurs produits a trois fois le prix, alors que l'on peut parfois mieux soutenir le commerce local en achetant directement chez le petit commercant du coin.

On vous propose encore des drogues dans la rue, mais le gouvernement Nepalais ne joue plus l'aveugle - et heureusement, car, nul ne sait ou va l'argent d'un jeune dealer... dans la poche du jeune ? Ou dans le meme reseau qui traffic aussi des petites filles (ca parait choquant, mais le traffic d'enfant est une realite au Nepal)...

Notre premiere fois a Kathmandu, nous etions juste passes des montagnes du Tibet a la chaleur du Nepal. Nous avons suivi notre compagon Ivo, dans le quartier de Thamel... c'est ainsi qui nous avons eu une premiere impression de Kathmandu.

A Thamel, on trouve de tout... de bons restaurants, des boutiques qui vendent de tentures, bijous, thankas, habits hippies, livres en anglais, des bars avec musiques lives.... tout... sauf la culture Nepalaise. En faite, ce quartier est concu pour satisfaire a la demande touristique.

Pas difficile de reperer les differents types de touristes dans la rue... les avides de yoga, nourritures bio, medecine alternative, meditation, les artistes, les junky a la recherche de "trips," des personnes de l'age de nos parents pour qui manger et dormir sur le coude a perdu son charme, les voyageurs permanents qui n'ont jamais reussi a s'arreter, et les trekkeurs a la recherche de plus hautes montagnes...

Le quartier est envahi par des Francais, Americains, Italiens, Israelians, Espagnol et tout autres specimens de touristes; la poignee de Nepalais qui s'y trouve souhaite hardemment vendre quelque chose, souvent plusieurs fois le prix de ce que l'on trouve ailleurs.

Tous les 10 m, on entend " hello miss, hello sir"! On nous approche avec courtoisie... on discute d'abord sur notre origine, mais tres vite... il s'agit de s'inscrire rapidement pour faire un tour! Devant les boutiques, il vaut mieux passer sans regarder trop longtemps, sans hesiter... sinon on vous invite avec insistance et vous vous retrouvez a parler d'un produit que vous n'aviez meme pas l'attention d'acheter... quand il s'avere que vous n'etes pas acheteur, le vendeur devient gris, arrete de vous parler et part .. quelque part... dans un coin, ou en bord de route pour montrer qu'il vous fait la tete...

C'est decide, a notre retour, nous resterons dans un autre quartier... en attendant, il y a quand meme des choses dont on peu profiter a Thamel... par exemple, une bonne pizza italienne partagee avec Ivo, des livres dans une boutique qui semble tout comprendre sur les gouts du voyageur (c'est effrayant a quel point on est bien cible,) une boulangerie ou tous les employes sont sourd-muets et l'on communique avec les mains, et un charmant restaurant tibetain un peu plus retire ou Daniella se joint a nous. Le soir, des petit garcons qui vivent dans la rue essayent de nous vendre des dessins, d'autre demandent de la nourriture et de l'argent. Nous en avons vu certains dans la journee en bord de route avec leur sac de colle dans la main, endormis sur le trottoir... ca fait mal au coeur.

Il faut sortir de Thamel pour decouvrir la ville...


La marche qui nous ammene au temple des singes nous permet de ressentir l'ambiance de Kathmandu. Dans les ruelles, des vaches sacrees deambulent librement entre les rick shaw, mobilettes et voitures. Ici, un homme se fraye un chemin dans la foule avec sa lourdre charge, la, trois femmes vetue de sari colores depose des tissues chez le tailleur, une gamine se balade avec un enfant dans les bras pour demander quelques sous, un vieux sadou propose aux passants de leur faire une priere, des ecoliers en uniforme viennent nous lance des "hello, what is your name?"



La ville est une mosaique d'architecture coloniale et pre coloniale (Newar,) des batiments carres baties plus pour leur utilite que pour leur charme, et parfois, on ne sait pourquoi, des grande batisses abandonee au milieu d'un champs. Nous remarquons aussi des maisons tres colores ressemblant a des maisons de poupee... c'est apparement le style choisi par les gens aises de la ville!

Le Monkey Temple, Swayambhunath, qui, digne de son nom, herberge une multitude de singes, qui viennent déguster les offrandes laissée par les Bouddhistes devoues dans les galeries doree.

Ici nous pouvons enfin assister aux rites bouddhistes sans les cameras chinoises qui guetent. C'est interessant de voir que la religion est bien le seul point en commun de ceux qui viennent visiter le temple, car il attire de gens d'une grande diversite culturelle et socio economique.
Le temple est entretenu par les nombreux et les touristes qui paient un droit d'entrée. D'ici, nous avons une vue imprenable sur la vallée de Kathmandu.


Ici nous devons reussir une tache délicate... c'est le mariage de nos amis, Potpot et Steph en France, et nous allons rassembler quelques personnes photogéniques pour tenir avec nous des pages avec un message. D'abord un peu timides, le groupe semble trouver cette idee amusante- nous sommes un drole de mic mac de personnes de differents milieu rassembles autour du mot "voeux"... celui ci doit rejoindre les autres mots crees par d'autres amis sur les 4 coins du mondes, pour complete "nos meilleurs voeux" ...


On redescend les marches qui nous ont menes en haut de la coline, nous sympathisons avec les artistes qui ce sont installes ici. Geraldine fini par acheter un colier a quelque fois le prix car l'histoire de la jeune artiste l'a touchee. Nico achete un bol a priere que l'on peut faire raisonner avec un bout de bois.

Le deuxieme quartier ou nous nous installons, a notre retour de Pokhara, s'appelle "Freak Street"... just a cote du fameux Durbar Square. Ce quartier a un peu perdu sa cote avec les foule de touristes, face a l'emmergence de Thamel,... mais c'est justement son charme. Ici, parmis les commerces destines aux voyageurs (hotels et restaurants), on retrouve des petites boutiques destinees aux locaux - des tissus, des pieces et outils pour le travaux, un barbiers... Dans la rue, les Nepalais circulent autour de nous et font leurs affaires. Nico et moi denichons un petit restaurant extra - les "Tip top restaurant" - on l'on deguste de superbe massala, lassis et autres... par ailleurs, il font aussi tres bien les crepes au miel ;) Apres un bon repas, on se laisse envoutes par la musique venant d'un magazin de CD ... on rencontre le proprietaire- passione de musique, il s'assit avec nous et nous fait découvrir des titres uniques de son pays - il sait intuitivement ce que l'on recherche- c'est un naturel - "ah, vous aimez tel groupe...hm...donc vous allez surement aimer ca.. ecoutez...".. on repart les mains pleines de CD (qui malheureusement son tous de pirates, car ici, il n'y a pas autre chose).

Nous sommes a cote Durbar Square, c'est d'ailleurs notre porte d'entree sur la ville . Theoriquement, un touriste doit payer pour voir Durbar Square... sauf si il ne fait que passer. Nous meme devons faire plusieurs allez - retour dans la journee; heureusement que les guardiens sont comprehensifs... on se demande comment ils s'y retrouve entre ceux qui viennent pour voir la place et les autres. La place est un regroupement de nombreux temples et une architecture Newar predomine. La deese vivante du Nepal, Kumari, a vue sur la place.
Cette jeune fille, censee etre la reincarnation de la Deese Taleju, apparait plusieur fois dans l'annee a sa fenetre, et pour le festival qui lui est dedie, elle est paradee dans les rues. Malheureusement pour cette jeune fille... a partir du jour ou elle a ses regles, elle pert son statut de deese, et beaucoup plus... elle est souvent marginalisee apres, car il est considere de mauvais augure de se marier avec une ancienne deese... Certaines anciennes kumari qui n'ont pas reussi a s'adapter a la societe sont devenues des prostitues.

Nous sommes venus ici pour voir la vie Nepalaise, mais les rites de mort sont aussi une partie importante de la religion au Nepal... C'est au temple de Pashupatinath, au bord de la rive de la riviere Bagmati que la vie cotoie la mort... Ici, les hindous font bruler les defunts avant de verser le cendres dans la riviere... Comme dans la vie, au Nepal, on echappe pas a sont statut de caste dans la mort... il y des emplacement pour chaque classe sociale au bord de la riviere... tout a gauche, les personnalite politiques, a droite, les plus basses castes, et les plus pauvres.

Les rites qui entourent cette tradition attirent les touristes, mais il ne faut pas avoir l'ame sensible car ce sont des corps qui brulent et mieux vaut etre respecteux et prudent avec ses photos, car il s'agit ici de personnes celebrant comme chez nous, les funerailles de leurs pere, mere, fils....etc...

Nous sommes tout de meme surpris que l'ambiance ne soit pas plus lourde... le Hindus semble accepter la mort comme un passage vers un prochaine vie, pas une fin. D'ailleurs, nombreuses personnes malades sur le point de mourir sont deja transfere dans un petit hopital en dessous du temple pour attendre leur derniere heure et passer, comme tous les autres sur le bucher.

Notre guide, a du avoir quelques touristes portes sur les choses morbides car il s'empresse de nous faire remarquer les details les plus grotesques... " regardez, la, c'est l'os qui depasse," Autour d'un petit temple, les positions du Kama Sutra.. " vous voulez voir celle avec l'homme et l'animal?" nous propose t'il.

Pashaputinath est un site incontournable car c'est dans cet univers que l'on ressens toute l'ampleur de la religion Hindus. Les Brahmans entourent les familles pour des prières au bord de la rivière Bagmati ou ils font de nombreuses offrandes.

De nombreux Sadhus aux allures faméliques sont allonges sur le sol, ils se sont recouvert de cendres et proposent de prier les défunts.

Alors qu'un homme jette le reste des cendres dans l'eau, des gamins se baignent et s'amusent a s'arroser. Les fils des défunts se rasent la tete puis vont se purger dans la rivière.

Les corps allonges sous des draps attendent la crémation devant le bucher. Le temple n'ai pas accessible aux visiteurs mais il est possible de bien le voir depuis la rive opposée. Etonnant, mais sur un lieu ou on célèbre la mort, la vie est très présente avec toutes ses couleurs.


Nous prenons le temps d'aller voir un hospice de personnes agées située a quelques mètres des crémations, certains viennent a notre rencontre pour nous serrer la main. C'est Mère Theresa qui est a l'initiative de cette hospice et il possible de contribuer aux fonctionnements de ce lieu.

Depuis Pashaputinath, nous marchons 30 minutes pour rejoindre le Boudhanath stupa. Nous changeons de religion, ici Bouddhistes. Les pélerins, moines tibétaines, familles et visiteurs marchent autour de cette grande structure tout en priant. On retrouve les couleurs tibétaines et la chanson "Om mane pembe o".

Kathmandu est une ville fascinante et riche de vie a découvrir, a condition de sortir des quartiers a touristes comme Thamel. Notre séjour au Népal se termine, nous prenons un bus en direction de la Frontière Indienne Sonauli (10h de trajet, nous avons perdu une roue). Le passage se fait très facilement comme a notre entrée au Nepal. De la nous prenons un bus local pour Gorakphur (3h de route, il s'arrête partout.)...A présent nous rejoignons le Sud Est de l'Inde.