mercredi 10 décembre 2008
Monstre Moreno - El Calafate
mercredi 3 décembre 2008
Au bout du Monde...Ushuaia
Voila un nom qui resonne, USHUAIA, la ville la plus australe du monde, la Terre de Feu, Nicolas Hulot;)
On debarque tot a l'aeroport, on a troque le tshirt contre la polaire. On entrouvre la porte exterieur et un vent glacial nous balaye.
Nous ouvrons rapidement nos sacs a dos pour enfiler les blousons de ski et les bonnets. La ville a des allures de station de ski, boutiques souvenirs, restaurants, bars, magasins de vetements d hiver, agences d'excursions.
Premier jour nous decidons de monter a pied jusqu'au glacier Martial. Bonne mise en jambe sur la premiere demi heure avant d'atteindre les steppes aux milles couleurs. D'ici on surplombe la Ville, la baie, le canal Beagle qui rejoint l'ocean pacifique et l'ocean atlantique. La pente s'accentue, 200m qui tirent un peu sur les jambes avant d'atteindre les premieres neiges. On continue encore 300m avec une petite grimpe et nous sommes au Glacier Martial.
Une vue splendide sur Ushuaia et les sommets nous encerclent. La neige trop profonde nous redescendons au refuge pour manger un super hot dog (Minuscule).
De retour en ville, Nous partons a la recherche de notre couchsurf Host "Sandra". Un quartier moins touristique et plus modeste que le centre ville. En chemin on s'arretera chez un marchand de glaces, Javier n'est pas n'importe quel marchand de glaces. C'est un veritable personnage haut en couleu au charisme incroyable, il est a la fois drole, vif d'esprit et extremement intelligent. Il porte un regard juste sur notre monde. Tout en discutant il nous offre une delicieuse glace artisanale au dulce de leche. Nous le reommandons, il se trouve sur Kirukinka a cote de l'internet.
Apres 1h30 passe chez lui, on part retrouver Sandra situee dans la meme rue. Elle ouvre energiquement la porte et nous offre un magnifique sourire...Ca c'est de l'accueil. Elle doit avoir la quarantaine, une aventuriere qui bourlingue le monde, elle vit dans une jolie petite maison en bois. Elle bouillone de vie, nous embrasse et nous montre notre chambre (enfin premiere fois depuis le debut du voyage).
Le soir, avec ses amis, Juan Carlos un autre Couchsurfer, on deguste des asados avec du vin argentin. Repas super anime et bonne rigolade.
Le Lendemain nous partons avec Juan Carlos sur un catamaran sur le canal Beagle. "Beagle" vient du nom du bateau de Darwin. C'est vraiment a ce moment la que nous ressentons ëtre au bout du monde. Nous nous retrouvons entre le Chili et L'Argentine.
Nous vogons a cote d'ilots peuples de Cormorans et de phoques. Le phare des eclaireurs, rouge et blanc s'affiche plus loin. On le croirait sorti tout droit d'une histoire de Jules Verne. C'est davantage une attraction touristique car il n'est plus utilise aujourd'hui. Sur le pont l'air est glacial, le blouson de ski ou coupe vent est de rigueur. AU bout du canal, la Estancia Haberton, un bateau naufrage (un veritable cimetiere de bateau en dessous de nous) et Pinguinera une grande plage ou est regroupe une colonie de pingouins de Magellans.
De retour, on se met aux fourneaux et c'est omelette pour tout le monde, encore une soiree animee avec un long debat sur la religion.
Nous partons pour un Trek dans le parc de la terre de Feu, Magnifiques randos a parcourir pour tous niveaux. On pourrait faire un mille photos a chaque pas, nous sommes dans une carte postale. Les sommets enneiges cotoient les verts paturages, les lacs bleus glacial, les fleurs rouges et les chevaux sauvages. Les amoureux de la nature se feront plaisir la bas.
Notre chemin est loin d'etre fini, Nous remontons Vers EL Calafate...
samedi 29 novembre 2008
Buenos Aires
Les filles y sont belles et tres elegantes!
C'est aussi notre premiere experience de couch surf (une nouvelle facon de voyager chez l'habitant - on est acceuilli par un porteno, citadin de Buenos Aires, qui agi en sorte comme ambassadeur de sa ville en nous apportant ses conseils) . On reste chez Ezequiel, un Argentin qui habite la ville depuis quelque temps. Chez lui, ca fait tres etudiant avec des livres de voyage deposes sur les etageres- il faut dire qu'il a voyage dans 27 pays, et qu'ici, a Buenos Aires c'est le ¨guru¨ du Couchsurf - il recoit regulierement des etrangers pour leur montrer sa ville!
Ezequiel est quelqu'un d'assez calme qui parle peu dans un premier temps mais si on le branche sur la politique, l'histoireou tout sujet d'opinions, il parle avec ferveur. C'est le moins que l'on puisse dire, en particulier si l'on debat du Peronisme. On apprend que les Peron avait des tendances un peu fascistes et ont protege beaucoup de nazis impliques dans le genocide de juifs dans l'apres guerre. A l'interieur du pays, les reformes de Peron auraient donne trop de pouvoir au gouvernement rendant ainsi la population plus dependente. Aujourd'hui encore, le Peronisme est un outil politique surexploite.
D'autres Portenos preferent differencier Evita Peron de la politique de son mari. Les argentins sont reconnaissants des reformes aidant les syndicats et les plus pauvres du pays. Que cela soit pour ou contre la politique de leur epoque, le peronisme eveille les passions.
Nous avons eu l'occasion avec Nicolas d'aller au surprenant cimetiere de Recoleta (quartier a l'architecture parisienne). Nous avons trouve dans une petite allee de cette immense cimetiere la tombe d'Eva Peron. Son corps a ete deplace plusieur fois en raison des passions qu'il a pu engendrer. Chose suprenante- sa tombe est loin d'etre la plus extravagante du cimetiere ou sont enterre une variete de personnalite de l'histoire Argentine.
Le corps de son mari est enterre dans un autre cimetiere (le famille Duarte d'Evita et la famille Peron ne s'entendaient pas a merveille). Une nuit, le corps de Juan Domingo aurait ete deterre et ses mains coupees. Sont corps repose maintenant, sans mains, dans un musee.
Ezequiel gere une boutique de jouets dans le centre de Buenos Aires (d'ailleurs, il est sans arret en train de chercher des nouvelles idees pour sont magasin). Alors qu'il travaillait, nous avons parcouru une grande partie de Buenos Aires a pied. C'est assez marquant comment on peut passer d'une architecture Romane a une architecture hispanique en quelques metres, l'ensemble agremente de batiments modernes
En commencant par le Palacio de Congreso (le Parlemant,) nous avons marche le long de l'Avenue de Mayo jusqu'a la fameuse Plaza de Mayo, qui commemore la revolution et la chute du pouvoir Espagnol en Argentine le 10 Mai 1810, meme si le jour officiel de l'Independece est le 9 Juillet (l'anniversaire de Nico,) en 1916.
La plaza de Mayo, c'est aussi le lieu des manifestations de la ville. Quand nous somme arrive, il y avait un petit regroupement de manifestants devant le palais de Justice. Au depart, nous avons pense que cela concernait le jugement des crime commis par les membres du regime impliques dans les disparitions de la Guerra Sucia (1976-1983) car plusieurs manifestant portent des photos de bien aime qui ont ete tue. En faite, il s'agit d'une manifestation contre le "laxisme" du gouvernement face a la criminalite et la delinquance. Des pancartes accusent le president Kirshner d'etre associe avec les criminels.
Apres les emotions de la Plaza de Mayo, nous avons parcouru la grande rue pietonne Florida ou l'on a assiste a un petit concert et au theatre de rue. Sur chaque cote toutes sortes de boutiques branches, au centre de la rue, de draps etales avec des petits objets artisanaux vendus par des indigenes, boliviens et autres artisans.
A la tombe de la nuit, nous revenons sur la Avenida 9 de Julio ou se trouve l'Obelisque. Une anecdote rigolote a retenir pour ceux qu'il ont l'intention d'aller a Buenos Aires, si a cet endroit vous scrutez le haut des grand edifices, sur l'un d'eux, vous trouverez une maison implanter tout en haut d'un des plus grand batiments. Il s'agit d'un pari entre deux frere d'une certaine famille aise. L'un d'eux dit a son frere qu'un jour qu'il construirait un maison avec vue sur l'Obelisque, l'autre lui repondit que cela etait impossible (le croisement des rue est entoure de gratte ciel!) Le defi fut releve!
Le lendemain, notre gentil hote et son amie ont pris le temps de nous montre le quartier ou se trouve la maison de Carlos Gardel (le plus grand chanteur de tango- de souche francaise d'ailleurs! ) Le quartier est charmant, la plupart des facades de maison sont decorees de peintures, on ressent vraiment la veine artistique de ce quartier populaire. On y trouve plusieurs theatres dont un pour aveugles ou l'on peut vivre un spectacle dans le noir (sons, odeurs, touche). Dans les quartier figurent plusieurs ecoles de tango et l'ancien marche de la ville transforme en enorme centre commercial.
La veille de notre depart, nous avons eu le plaisir d'assister a la grande nuit des musee ou l'on peut visiter tous le musees et les monuments de la ville gratuitement- nous n'avons pas ferme l'oeil. On a pu decouvrir l'interieur du Parlement (un magnifique edifice de style roman - parfaitement renove- qui pourtant avait ete abandonne durant le regime militaire).
Ezequiel et son amie Lesje sont passionnes de photographie, on en a profite pour visiter une exposition de photographes journalistes- proposants des themes varies comme la guerre en Irak, la vie de communaute et la violence des hommes dans de nombreux pays. Des cliches qui nous font prendre conscience de l'inutilite de la guerre et de ses dommages collateraux.
Nous partons de Buenos Aires avec le sentiment que l'on aura jamais assez de temps pour voir cette ville en toutes sa richesse. Cette riche culturellement et l'on ressent une reelle vibration de la part des portenos.
Notre prochaine destination est l'extreme Sud, Ushuaia et la terre de feu.
mercredi 26 novembre 2008
Mission Argentine et les 200 chutes d'eau d'iguazu
Enfin, a l'arrivee, on se sens tout de meme plus frais qu'en sortant d'un avion.
A Iguazu nous avons opter pour une auberge de jeunesse histoire de laver le linge et utiliser l'internet. Mine de rien, one a l'impression d'etre dans un club med- piscine, cocktails, plein de touristes de l'internet et une soiree asadaço (barbecue Argentin) et Tango organisee. Nous avons eu la chance de rencontrer une bande d'Americains super sympa a cette occasion et on a decide de rester ensemble pour une partie de nos voyages. On a garde une journee entiere pour les chutes pour les voir de long en large.
En bas, une passerelle offre une vue sur l'ensemble des chutes avec la foret debordante - on peut meme voir les chutes du cote Bresiliens. Le paysage est tellement feerique qu'on se croirait dans un autre monde- qui aurait cru qu'un paysage aussi splendide existait- c'est quelque chose de rare et on est emu - on se dit que plus jamais un paysage pourra nous impressionner comme celui-ci.
On serait reste toute la journee, voir plusieurs journees, mais le temps tournait au froid et a la pluie. Nous avons du partir, consoles par la centaine de photos que l'on a pris et la memoire bien fraiche.
Le soir, nous sommes reste a Puerto Iguazu ou nous avons mange un asado et sommes alles voir la foire artisanale du coin. Un vieux monsieur est passe a notre table et a proposer de sculpter notre portrait avec de la pate a modele. On a termine dans un bar en bord de route a siroter des capriñas. Dans la rue, a deux heures du matin, quelques gamins de sept a dix ans se baladent essembles, fument et joue avec des grande boite en cartons- on se demande ou sont leur parents. Sinon, le grand calme. Demain, nous allons a Buenos Aires. Une autre page se tourne.
mercredi 12 novembre 2008
Rio de Janeiro
Bref avec cette reputation, nous avions quelques inquietudes de nous rendre seuls a Rio. C'est pourquoi nous avions contacte Fabio Silva grace au site Couchsurfing. Toutes ces references etaient bonnes, il semblait super sympa, pret a nous faire decouvrir ce qu'il connait de Rio.
Nous avons finalement decide de ne pas nous y rendre et nous avons change nos plans, nous dirigeant vers le quartier populaire de Copacabana.
Ce qui frappe lorsqu'on rentre a Rio est cette soudaine metamorphose. Nous roulions pendant des kilometres entoures de favellas, puis lorsque nous arrivons dans le centro, puis dans le quartier de Botafago, des buildings, des magasins apparaissent. Les taxis jaunes circulent, beaucoup de monde se promene sur les trottoirs, il y a des airs de New York.
Nous descendons du Bus et nous partons a la recherche de notre hostel, un carioca vient spontanement nous aider a trouver l'adresse. Puis un autre nous conseille un internet cafe.
Le sourire, decontracte, pret a rendre service, fier de leur ville, les cariocas sont vraiment adorables. Nous pouvons prendre exemple en Europe. Le quartier bouillone de vie, de nombreuses petites boutiques, peu de franchises. Les cariocas vivent dehors, assis sur des chaises en plastique consommant de la biere SKOL. La tenue est Tshirt, short et tongue.
De nombreux mendiants venant des favellas dorment sur des paillasses en carton, on voit egalement beaucoup d'enfants. Ce sont de pauvres gens et ne representent pas de menaces, la police touristique veille et elle ne sera pas tendre si elle doit intervenir.
Nous ne sommes pas senti en insecurite, la plupart des cariocas sont sympas, expressifs et tres fier de Rio.
C'est Tiago un guide local qui va nous montrer avec passion cette ville hors norme. La folie du Foot, chaque quartier soutient son equipe, on joue sur la plage, dans les parcs et parfois dans la rue. Pourtant pas amateurs de football, nous serions alle voir des match pour suivre cette fievre bresilienne.
Le carnaval de Rio est une autre grande Fierte des Cariocas, il se deroule en Fevrier. Une semaine de folie ou toutes les classes sociales se cotoient. Plus de 6000 ecoles de Sambas a Rio participent a cette evenement majeur, des chariots gigantesques sont crees, et des costumes haut en couleur pour representer fierement son ecole. Nous avons pu assister a une ecole de samba et il est clair que les cariocas ont le rythme, la danse dans la peau des le plus jeunes age.
Ce qu'on aime des cariocas est vraiment ce bouillonement de vie, nos villes doivent leur paraitre bien triste.
A voir Absolument , Le Christ de Corcovado, perche sur son piton de 700m d'altitude, il contemple la ville de ses 38 metres de hauteur. C'est un architecte francais qui sculpta la tete et les mains de la statue.
A Voir egalement "le pain de sucre", cette montagne ronde domine la baie de Rio. Attention de ne pas etre dans le brouillard ou l'on ne verra pas grand chose.
Un regret, on remarque que les habitants (que nous avons rencontre soit une classe moyenne) du centre et du Sud ne veulent pas voir ce qu'il se passe au nord (favellas), et ils n'y vont jamais. Il y a donc une veritable scission entre les cariocas de ces deux zones. La plupart des habitants des favellas sont d'honnetes gens, ils conduisent les bus, nettoient la ville, nous apportent des journaux, font le service, vendent des fruits... Ils travaillent dures et honnetement et ce sont eux qui sont confrontes a cette violence des favellas.
Rio reste une Megaville, trop grande pour nous, l'eau y est pollue, on est sale et gras constamment en plus des 30 degres. On se ballade tout de meme avec les yeux dans le dos pour se prevenir des pickpockets, les batiments sur la plage sont de trop.
C'est une ville fascinante de par sa culture, ses sites touristiques et les Cariocas.