dimanche 2 août 2009

Plein les yeux au Naadam

Depuis deux jours, quelques concerts et autre spectacles dans la capitale annoncent l’arrivee du festival du Naadam. Mais dans les rues, nous sommes etonne par le silence et le calme la veille de l’evenement.
C’est au petit matin que la ville se reveille vraiment…
Des les premieres lueurs du jour, on dirait une file interminable de fourmis qui se dirige vers le stade principal de la ville. C’est ici ou se deroule la ceremonie d’ouverture du festival et une grande partie des evenements du Naadam.
Loin d’etre un show pour les touristes, la ceremonie d’ouverture attire les Mongols de tout le pays…. Dans le champs entourant le stade, des centaines de petits chapiteaux se sont dresses. Tout le monde s’entasse devant les entrées du stade, billets en main, anticipant l’ouverture des grilles. Des familles entieres ont fait l’effort de sortir leur plus jolies couleurs… L’elegance des gens est a photografier! Les femme portent des tailleurs Mongols en soie de couleur eclatante. Les hommes, de longues robes tenues par une centure de soie d’or avec un chapeau en pointe. Les enfants rensemblent a des poupees chinoises.


Enfin, les grilles s’ouvrent, et dans la grande arene chacun trouve sa place. Sous le ciel gris et les premieres goutes d’une petite averse, on attend impatiemment le debut du spectacle.
Au centre de l’arene, les figurants se preparent.
De loin, on appercoit des petits groupes se former selon leur role dans la ceremonie; la fanfare en uniforme d’officier avec des instruments a vent au centre,

les danseurs qui tentent de tous loger sous l’espace d’une tente, mais il y en a toujours un qui recoit les goutes du toit de la bache,

de tres belle demoiselles vetues d’une grande panoplie de costumes traditionnels se sont alignees au bord de la piste de course,

les lutteurs, jeunes et plus matures patientent egalement autour de la piste… déjà ils tentent des petits combats, comme pour s’echauffer… Les coachs vetus d’un grand manteau, un chapeau et des bottes de cowboys rassembles autour d’eux leur protégés.

En face de nous, dans les gradins, les officiers, ministres, ambassadeurs attendent dans la partie recouverte du stade.
Soudain l’orchestre se met a jouer l’hymne national-tout le monde se leve et la ceremonie commence…



Nous assistons a un spectacle incroyable! Des chevaux surgissent sous une arche et leurs cavaliers en uniforme paradent autour du stade.

Maintenant, ce sont les soldats qui s’allignent face au president qui va delivrer son discours. Comme beaucoup des spectacteurs, il porte un chapeau de cowboy, une robe grise nouee d’un foulard en soie et des botes. Biensur, nous ne comprenons pas un mot du discours, mais ca a l’air de plaire au public et nous sommes entourees de cette bonne ambiance. Tout autour de nous dans les gradins, des familles se sont serrees avec leurs parapluies pour voir le spectacle. Il faut se positionner entre eux pour voir ce qui se passe, et eviter les goutes qui defilent des bords. Geraldine admire quelques spectactrices qui portent des ensembles turquoise de soie.
Le president a termine son adresse et les yeux du public sont maintenant rives sur les voitures qui font le tour du stade… Dans la permiere voiture, debout dans sa veste blanche de star avec sa longue queue de cheval, c’est le chanteur adore des Mongols qui parade en voiture. Derriere lui, les champions de lutte et champions olympiques levent les bras et se font acclamer par le public enthousiasme.



Le centre du stade s’anime…. Une centaine de danseurs on rempli l’espace avec des rubans colores… la fanfare retenti de plus belle, alors que les danseurs nous epattent avec multiplent formations et acrobaties. De grands cercles de couleur ressemblant aux anneaux olympiques, des pyramides hautes de 3 hommes, des danses russes….. Quelques enfants en costume se joignent au spectacle.


Laissent place aux acrobates a cheval! Geraldine est aux anges… Au milieu d’un cadre forme par les autres figurants, les acrobates traverse l’herbe au triple gallop en utilisant le cheval comme une poutre dans un gymnase… ils font l’equilibre, balancent les deux jambes d’un cote, puis de l’autre, se suspendent a l’envers….
Aussi vite qu’ils sont apparu, ils laissent la place a une autre troupe de chevaux qui forme les ailes d’un gigantesque moulin au galop.


Un superbe cheval blanc est au centre de l’attention… celui de Ghingis Khan. L’histoire se passe pendant l’enfance du hero Mongol, alors qu’il se dispute avec son frère pour quelques fleches…. C’est alors que, venant du ciel (c’est partie est impressionnante car elle descend vraiment sur un cable jusqu’au au centre de l’arene) leur mere arrive. Elle leur tend des fleches reunies dans une sacoche … le symbol de ce geste est celui de l’unite entre les frères… ensembles, ils seront plus fort a se battre que chacun de son cote. Impregne de cette raison, Ghinghis quitte le stade, fleches levees au ciel, suivi des autres cavaliers.


La competition de lutte va commencer…. Alors que les chevaliers en uniforme viennent une fois de plus saluer le president, la fanfare joue ses dernieres melodies et un espace se degage pour les combats.
En face de notre partie des gradins, les plus jeunes lutteurs se sont alignes. En plus de leur bottes de lutte, ils portent des petites culottes de couleur et un cardigan de lutte colant qui ne recouvre que les homoplates du dos - on dirait une tenue qui appartient a une sexy jeune femme sexy, portee par un homme muscle.
A droite, ce sont les militaires qui enleve leur uniforme camouflage et devoilent eux leur tenues “osees”.


Le combat commence… d’ailleurs, ce sont plusieurs combats en meme temps qui se deroulent sur le terrain. On est sidere de voir d’enormes gaillards comparables a des sumos qui s’en prennent a des lutteurs beaucoup plus petits.
En general, ils n’en font qu’une bouche, mais certains des jeunes hommes un peu moins volumineux arrivent a resister voir meme remporter quelques combats.
La lutte dure tout l’apres midi car il y a peut etre une centaines d’hommes qui participent au tournoi.
Nous quittons le stade, car au meme moment, d’autres evements ont lieu que nous ne souhaitons pas rater… le concours des archers par exemple.
L’exterieur du stade ressemble a une grande kermesse avec des chapiteaux et des tentes. Nous somme dans la capital de la Mongolie, dans une ville de plus d’un million d’habitants, mais, decidement, l’ambiance et tres familiale et conviviale. Des petits chariots proposent des glaces et des friandises au passants; on peut s’arreter prendre une photo avec des jeunes hommes en costumes, ou devant une grande photo de 2 lutteurs connus. On peut faire un tour a cheval, mettre son enfant sur un petit train pousse a la main par un jeune qui cour comme un malade pour faire rire les enfants. On peut jouer aux anneaux pour “attraper” sa bouteille de boisson….


Les artisans, artistes, et antiquaires ont etale leurs creations et objets de valeur sur des tables. Un vendeur de pulls en cashmire a eu l’idee d’organiser un defile de mode pour mettre en avant ces produits. (On ne sait pas si il a eu beaucoup de ventes, mais en tout cas, beaucoup de passants se sont arrêtes pour assister au spectacle ;))


Pas la peine de faire le tour du site pour choisir son lieu de casse-croute; tous les petits restos improvises vous propose la meme chose; de grande patisserie frites en forme de demi lune, pleine de viande. Parfois, quelques morceaux de betterave ou de celeri se battent en duel au bord de l’assiette; sinon, la place du legume dans le regime local est negligeable.


Nous arrivons tout de meme a trouver un restaurant chinois qui propose un variete de plat “stir-fry”… inutile de dire qu’il n’y a quasiment que des touristes qui mangent ici- les Mongols ne supportent pas les Chinois.
Le stade du tir a l’arc est beaucoup moins grandiose que celui des lutteurs, et il y a moins de places. Nous reussissons a nous glisser dans une coulisse mais sommes vite frustres par certains touristes cullotes (pourtant pas de journalistes) qui se positionnent sous les nez des archers en competition pour prendre leurs images. Ils n’ont pas l’air de se rendre compte que cela peut deconcentrer quelqu’un en competition et que d’autres spectateurs souhaite prendre des photos sans avoir leur tete dessus.

Le tir a l’arc est tres interessant et loin de ce que l’on peut imaginer. C’est un peu comme un bowling avec des fleches. Plutot que de viser une cible ronde en hauteur, les archers visent des petites quilles sur le sol sablonne pour les degommer.

Derriere les quilles, une equipe (courageuse, car elle est face aux archers) indique le score de chaque archer avec un code de chants Mongols et de grands mouvements de bras. En face de nous, le “juge” tient compte de chaque mouvement et marque le score.


Contrairement aux autres sports, les femmes ont leur propre tournois feminin- on est surpris de voir la disparite des ages des participants et participantes.

A cote du tir a l’arc, un grand toit en tole abrite les joueurs d’osselets. On entend tellement le vacarme a l’exterieur que l’on s’approche avec une grande curiosite pour voir ce qui se passe. Ici, ce sont beaucoup d’hommes reunis en clans autour de differents emplacements et differentes parties d’osselets.

L’ambiance est tres masculine- sa rappel la petanque en moins tranquille, ou bien une partie anime de poker… ou bien un groupe de gamin autour d’une competition de billes… mais le jeux des osselet est bien Mongol. Les competiteurs s’assoient, en general a deux ou a trois en face de leur cible- quelques mettre devant. A l’aide d’une petite planche, le joueur fixe sa cible et puis tire son osselet comme une bille (mais en l’air,) pour degommer la cible. Sur chaque cote du terrain (enfin, du petit emplacement,) les supporters de chaque joueur tentent de deconcentrer l’adversaire avec des chants plus ou moins intenses selon la situation.
Les tireurs sont tres doue… d’ailleurs on en voit peu rater leur cible. Il est evident que se jeux ne se pratique pas que pour le Naadam, mais regulierement.

Nous ratons les courses de cheval… Elles sont trop loin de la ville et puis elle sont difficile a suivre…. Les chevaux cours sur une trentaine de kilometres; la course est si dur qu’il arrive que les chevaux s’ecroulent de fatigue ou que leur tres jeunes cavaliers (des enfants) se blessent grievement ou parfois fatalement dans des accidents. C’est un evenement dont les Mongols sont fiers. De retour a la guesthouse après avoir echape de justesse les averses, nous suivons l’evenement a la television.
Le lendemain, sur le site du Naadam, les competitions se poursuivent, mais nous n’avons pas les billets pour la remise des prix. Une grande partie des touristes a disparu, ainsi que le restaurant chinois. On voit aussi plus d’hommes saouls, dans la rue, ou allonges dans l’herbe après une soiree trop arossee.

Le soir, la place est animee par nombreux concerts et un impressionant feu d’artifice. On est amuse par les grande pancartes devant lequelles les gens posent. On peut meme se prendre en photo devant le Taj Majal ou deguster une brochette a cote de la scene. Ici, les forces policieres ont redouble leur vigilance pour eviter les debordements, car des foules se sont regroupees autour de la scene, malgre la pluie. Quelques chanteurs populaires Mongols sont au rendez vous, et meme si les chansons sont un peu “boy’s band” on se trouve pris dans une ambiance sympa, ou le public chante en coeur tous le mots en se tenant les epaules.
Le concert est a peine termine que le feu d’artifice demarre. Quelle fin spectaculaire a un evenement que l’on ne peut trouver qu’en Mongolie… Nous avons adore le Naadam.
Quand les derniers “PA PAM!!” du bouquet final rettentissent, nous repartons le sourire jusqu’aux oreilles. Un jeune Mongol emeche s’adresse a nous et nous invite a une soiree. Il a l’air gentil, mais lui et ses amis sont déjà bien chaud, et le plan semble un peu foireux. Autour de nous, quelques petites bagarres on eclate, rien de serieux, mais … nous preferons en rester la, enthousiasme par notre soiree, et par le Naadam.

Ulaan Baatar dans la fievre du Naadam

Ulaan Baatar est la capitale de la Mongolie, elle rassemble aujourd'hui plus d'1M d'hab soit environ un tiers de la population du pays. La ville s'etend sur 20km dans une immense vallee. En peripherie du centre, on trouve les gers (yourtes) ou les mongoles peu fortunes viennent s'installer. Puis en se rapprochant du centre, de vieux immeubles de l'ere sovietique acceuillent une grande partie de la population. Nous nous attendions a une capitale qui ressemblait a La Paz en Bolivie, mais au centre on trouve des batiments financiers, des immeubles en construction, la population adopte un style tres urbain, des voitures europeennes circulent, La ville semble etre en plein essor. Au centre de la ville, le palais presidentiel, ou Genghis Khaan est mis en avant, c'est ici que tous les evenements majeurs prennent place.

A la gare d’Ulaan Baatar, une dame s’approche de nous. “Je peux vous aider?” Effectivement, nous cherchons un transport pour arriver a notre hotel reserve. Celle ci nous propose de venir avec elle… elle nous montrera son “guesthouse,” et si cela ne nous plait pas, elle nous conduira a notre auberge de jeunesse. C’est d’accord.
Notre vehicule est une vielle voiture russe. Au volant, un jeune homme, sans doute son mari nous attend. On se regarde en se disant que ce sont des etrangers, mais nous avons eu un bon contact, et Maya et Gana ont l’air plus timides que dangereux- on se lance… nous sommes deux après tout..
Arrives devant un grand batiment de type HLM, nous remontons 4 niveaux d’escalier pour arriver devant une porte en metal epaisse fermee a quatre tours. Tout ca parait un peu louche.

Mais a l’interieur, la guesthouse est tres accueillante et on y pose nos sacs. On rencontre deux amis Suisse tres complices qui sont sur le depart. Ils nous donnent gentillement quelques provisions dont ils n’auront plus besoin.
Pour le 29eme anniversaire de Nicolas, ils nous accompagnent avec une petite bande pour arroser la soiree dans la capitale. Nous terminons la soiree dans une grande boite d’Ulaan Baatar a danser sur des rythmes trance avec les locaux. Ce n’est qu’au petit matin que nous retrouvons les lits superposes du Guesthouse – demain, le reveil sera difficile, on le sait….


Notre arrive a Ulaan Baatar coincide avec le plus grand evenement national en Mongolie, le Naadam…
Cette tradition, qui reunie la lutte, la course de cheval et le tir a l’arc existe depuis des millenaires. Deja, 3000 ans avant Jesus Christ, les nomades du pays se reunissaient pour cette demonstration de puissance, de prouesse a cheval, et de talent de chasse- des qualites essentielles pour la survie dans les steppes.
Apres 1921, l’evenement est devenu une celebration annuelle pour commemorer la victoire de la Revolution Nationale– quand les Mongols on reussi, enfin, a repousser leurs envahisseurs Chinois pour de bon. Aujourd’hui, du 11 au 13 Juillet, les ceremonies les plus grandioses se deroulent a Ulaan Baatar, mais partout en Mongolie, chaque petit village organise sont propre Naadam….
Ironiquement, les Chinois (ainsi que d’autres touristes du monde entier,) viennent en foule assister a cet evenement grandiose – il vaut mieux reserver sont billet a l’avance si on espere avoir une place sur le train qui part de Beijing.
Pour les Mongols qui ne prennent parfois jamais de vacances, cet evenement est la seul exception et l’unique moment de repos de l’annee.

A Ulaan Baatar, plusieurs jours avant ce fameux 11 Juillet, c’est le calme avant la tempete. A l’approche du Naadam, toute demarche administrative devient impossible, les bureaux sont au ralenti… des milliers de Mongols n’attendent qu’une chose, c’est de commencer a celebrer. Chaque famille a déjà fait son stock de lait de jument fermente, appellee "airag" et de vodka car pendant le festival tous les magasins d’alcool son fermes. Les voitures affichent le drapeau mongol.

Dans les rues de la villes, on trouve de petits kiosques pour manger des fruits (ce qui est rare en Mongolie), ou passer des coups de fils. Des cireurs de chaussures, des peses personnes, des vendeurs de cartes postales, de cigarettes, de sucettes... Autour les voitures circulent a bonne allure et les pietons ne sont pas les prioritaires, ils font donc traverser vite et etre tres vigilant car les feux de circulation ne sont pas toujours respecter.

Le grand marche noir est le lieu ideal pour faire du shopping pour pas cher, on y trouve des cashmeres (coupes un peu vieillot), beaucoup de chinoiseries, des contrefacons (des vetements North Face par exemple), mais des objets insolites comme des statuettes a l'effigie d'Hitler, de Lenine ou de Mao. Faire super gaffe a ces poches, car les pickpockettes sont tres tres presents, plusieurs touristes se sont fait detrousses, et un homme a tente d'arracher a la va vite une poche de la chemise de Nicolas.

Pendant cette periode, nous avons le privilege d’etre invite a dejeune dans la residence de Thorda Abbott Watt, l’ambassadrice de la Grande Bretagne, une connaissance des parents de Geraldine. Nous mangeons sur le pouce depuis des mois, donc c’est avec grand plaisir que nous profitons d’un verre de champagne, des fins plats de la cuisiniere de la residence et d’une bonne mousse au chocolat en dessert. Thorda (c’est ainsi qu’elle se presente,) a déjà vecu dans une moitie de container en Afghanistan. Aujourd’hui, elle a pris les fonctions d’ambassadrice pour remplacer son predecesseur qui a du partir plus tot que son terme. Avec elle nous parlons des problemes d’alcoolisme dans le pays, et aussi de la mine d’or sur la quelle les Mongols sont assis … en fait…il s’agit de cuivre, que malheureusement , la Mongolie n’a pas le moyen d’extraire. Difficile de speculer et ou de parler trop serieusement trop longtemp, Thorda le fait déjà trop dans son travail, donc avec nous elle prefere rigoler. On apprecie vite son humour bien Anglais et son cote terre a terre.

C’est aussi un grand bonheur pour nous de rencontrer Pierre Palissiere, une ami de la famille de Nico… un ancien ingenieur qui est devenu missionaire et s’est installe a Ulaan Baatar. L’annee derniere quand nous l’avions rencontre lors d’une petite periode de repos en France, il partait surfer sur les plages de Carcans. Ici, il est completement investi par son travail avec les enfants des rues, les orphelinats et sa mission en tant que pretre. Nous avons beaucoup de chance qu’il prenne du temps de nous voir, car c’est une periode tres active de l’annee. Son regard plus sobre mais toujours aussi gentil nous laisse deviner le poid de ses responsabilites ici. Nous prenons enormenent de plaisir a discuter avec lui de la Mongolie, de notre voyage et de tant de choses. Après notre premier verre ensemble a UB, on decide de se revoir autant de fois possible avant notre depart.

A notre guesthouse, comme il arrive souvent parmis les voyageurs, s’installe un sentiment de convivialite. On attend les autres pour partir diner, quelqu’un ramene des gateaux le soir pour les partager avec tout le monde.
Ben et Francesca, les deux irlandais, arrivent de la Russie. Ce sont deux irlandais bien fiers de leur pays et de leur Guinness. Ils sont tres ouvert d’esprit, mais on ne leur marchera pas sur les pieds! D’ailleurs, Ben s’est fait taille une crete histoire de ne pas se faire ennuyer! Avec eux- apero, biere et vodka tous les soir ;)
Et il y a Kelly, l’australienne qui habite ici depuis quelques mois… Elle a déjà traverse le pays a cheval pendant deux mois avec une copine; aujourd’hui, elle aide Gana et Maya avec leur agence de voyage. A son retour en australie, elle fera construire des gers autour d’une jardin organique ou elle accueillera des voyageurs du monde entiers!
Enfin, Severine et Brice voyagent depuis quelques mois… c’est etrange car ils viennent de faire exactement le parcours qu’il nous reste a faire dans le sens inverse…. Inde, Nepal, Tibet, Chine et puis Mongolie… On accroche vraiment avec ce couple adorable qui nous donne quelques adresses pour notre voyage a venir.
dans la Guesthouse avec une bouteille d'Airag

C’est avec ce joyeux petit monde que nous attendons avec hate la premiere journee du Naadam.

vendredi 31 juillet 2009

Direction Ulaan Baatar a bord du Transiberien

PS: Les articles lies a notre periple en Chine seront publies apres ceux de la Mongolie car nous repassons par ce grand pays
Le K23 quitte la gare de Pekin, rien ne garantissait que nous aurions eu 2 places a bord encore 3 jours avant. Connu sous le nom du Transiberien, il aura comme premiere escale Ulaan Baatar, capitale de la mongolie, notre destination. Nous sommes le 8 Juillet et la fete nationale Mongole commence dans 2 jours, ce qui signifie que le train est quasiment complet. Heureusement qu'une agence a pu nous garantir les billets.


Nous voila parti pour 2 jours de voyages, nous partageons notre cabine avec une americaine et un allemand, ce dernier va suivre le train jusqu'a Moscou. Au fur et a mesure que nous quittons la capitale chinoise, le smog de la pollution se dissipe peu a peu laissant apparaitre un ciel bleu, ce que nous n'avions pas vu depuis des jours.
Comme durant notre traversee en bateau, on en profite pour lire, jouer de la Guitalele et discuter avec nos compagnons de cabines. Le train est plus confortable qu'un train chinois regulier et plus propre. Comme d'habitude, nous avons prevu notre propre nourriture, noodles et cookies.


Le paysage defile sous nos yeux, nous passons a travers de nombreuses montagnes, puis le relief s'applanit, nous rejoignons au fur et a mesure le desert de Gobi.
Les touristes tentent de prendre quelques bons cliches par la fenetre du wagon. Notre compagnon allemand reste les yeux colles sur la fenetre, car il ne descendra qu'une seule journee en Mongolie.
Erlian est la ville frontaliere avec la Mongolie, pose au milieu du desert. C'est de nuit que nous arrivons en gare. Comme tous les quais chinois la musique du peuple sonne a tue tete dans les hauts parleurs. Une charmante douaniere chinoise entre dans notre wagon, elle recupere nos passeports d'une main seche, inspecte nos documents puis elle nous devisage d'un regard inquisiteur. Nicolas ne ressemble plus vraiment a sa photo sur son passeport, cheveux court et rase de pres. La douaniere est face quelqu'un avec les cheveux longs et une barbe, elle ne semble pas le reconnaitre et doute qu'il s'agisse du meme individu avec le document officiel. Apres avoir tente differents sourires pour derider l'ambiance (ce qui n'a pas fonctionne), elle finit par voir qu'il s'agit peut etre de la meme personne. Soulagement.
La douaniere chinoise inspecte alors le document de l'americaine, sur sa photo elle avait peut etre 10kg de plus et les cheveux teintes. Encore une fois, la reine de physionomie devisage notre americaine et lui dit sechement "ce n'est pas vous sur la photo" ce que conteste notre voisine de chambre. La jeune femme lui retorque alors "je ne crois pas" et s'en va dans l'autre wagon ce qui laisse l'americaine inquiete sur ces chances de passer en Mongolie.

Nous restons sur le quai de la gare pendant plus de 2 heures, le temps que les douaniers inspectent les passeports et autres documents. Nous restons donc a discuter en mangeant des glaces sous le son des hauts parleurs.


L'agent de gare interpelle les passagers. Nous devons rapidement regagner les wagons. 1h plus tard c'est au tour des douaniers mongoles de verifier visas et passeports. Il est tard pour tout le monde ainsi que pour l'agent, le controle se fera plus rapidement.

A notre reveil, la grand train vert traverse les terres mongoles, de grandes plaines verdoyantes, des collines, des gers (yourtes), des troupeaux de chevaux, de yaks et de moutons. Un monde sans barriere se profile devant nous.
La Mongolie est une destination que nous envisagions depuis si longtemps, une immense terre d'aventure a la rencontre des peuples nomades, l'immensite des paysages. C'est aussi a l'origine, la destination de notre voyage de noce, nous devions partir la bas il y a un an environ. Mais l'entreprise de Nicolas avait refuse a ce qu'il prenne 3 semaines de vacances pour son voyage de noce en Mongolie et lui avait propose d'une maniere si indifferente quelques jours.
C'est un mois que nous prevoyons de rester dans ce grand pays et nous sommes excites a l'idee de ce que nous allons decouvrir entre la grande fete Nationale du Nadaam et les aventures dans les steppes avec les nomades, nous sentons bien que la Mongolie va nous reserver bien des surprises.

Tous les passagers se sont aglutines aux fenetres du wagon et regardent defiler Ulaan Baatar devant les yeux, des camps de gers en peripherie puis des immeubles de l'epoque sovietique.
Le train se stoppe en gare, nous posons pour la premiere fois notre pied en Mongolie.

mercredi 29 juillet 2009

En mer de Osaka a Shanghai

La nuit tombe sur le train Kyoto Osaka, charge de nos sacs a dos, c'est compresse avec les autres passagers dans le wagon que nous arrivons a destination. Nous ne pourrons donner de maniere objective un avis sur Osaka car nous y sommes restes qu'une seule nuit. Une courte escale avant de prendre le ferry pour Shanghai. A premiere vue, la ville est moins avenante que les autres cites japonaises que nous avons parcouru. Premiere rencontre avec de la pollution urbaine, la pauvrete est plus presante, tres bruyant car un grand 8 passe au dessus d'une partir du quartier.

Mark, un jeune anglais et prof a Osaka nous heberge pour la nuit. Il est passionee de plongee sous marine et de voyages, nous avons tout de suite accroche avec lui.



Le lendemain matin, nous prenons le metro en direction de Cosmo square, le lieu d'embarcation du ferry. Sur le Chemin nous faisons la rencontre de Mr Big, un jeune australien passione de ce groupe, d'ou vient son surnom. Il a parcouru tout le Japon pour suivre ses musiciens preferes, un fan de musique qui nous rappelle notre Tom.


Le grand ferry blanc est amare, il s'agit d'un bateau chinois et l'equipage est chinois. Le douanier japonais nous tamponne notre sortie de territoire, un pincement au coeur car nous avons ete sous le charme du pays du soleil levant.


Nous avions reserve des lits dans le meme dortoir mais des notre arrivee, l'equipage nous separe, Nico doit aller dans un dortoir pour homme et on designe a Geege celui pour femme. Le trajet jusqu'a Shanghai dure 2 jours et on a pas l'intention d'etre separe. Nous leur expliquons que nous sommes en voyage de noces (ce qui est vrai), la jeune femme va chercher des cles d'un autre dortoir ou aucun passagers ne logent. Nous avons donc cette cabine uniquement pour nous 2.


Les moteurs se mettent en marche, le navire vibre et se deplace du quai. La sirene a bord annonce le depart, ca y est nous quittons le Japon pour de bon. Le ferry longe les cotes japonaises, nous observons la ville d'Osaka s'eloigner derriere nous.



Nous croisons de nombreux super tankers, porte conteneurs, notre bateau traverse une veritable autoroute. A bord, nous regardons de nombreux films dans la salle commune qui est aussi le fumoir. On pratique notre Guitalele dans notre cabine.




Nous retrouvons notre cher Mr Big avec qui nous conversons beaucoup de musique et de groupes actuels.



La nourriture servit a bord n'est pas ce que nous avons connu de meilleur, les aliments baignent dans de la sauce epaisse, parfois tiede. Heureusement qu'on avait prevu des provisions, nogiris et cookies.


La mer est houleuse et ca se ressent a bord, le bateau tangue et de nombreux passagers n'apprecient pas ces mouvements de babords a tribords. Les teints maladifs et les yeux vitreux retapissent discretement la moquette a certains endroits du bateau. Mr Big sera malade quasiment toute la traversee, il fera d'ailleurs le record du 50m pour rejoindre les toilettes du bateau.



Le trajet passe rapidement, les 2 jours se sont envoles, nous sommes deja dans les eaux chinoises et nous arrivons a Shanghai. Le ferry remonte les eaux marrons et les industries chinoises qui deversent a grandes eaux leur pollution. Les nombreuses longues peniches en bois chinoises croise notre navire. Elles paraissent a semi coule, au bout une vieille cabine faite de bois ou des hommes bedonnant torse nu sont en train de fumer des cigarettes.


A notre Arrivee au port international de Shanghai, le ciel bleu a fini par disparaitre derriere un epais smog gris, l'air devient amer, la pollution melee a la moiteur ambiante devient vite lourde.



C'est alors qu'une equipe sanitaire habillee comme des cosmonautes blanc embarque sur le bateau. Il nous est interdit de quitter nos cabines. Les hommes de l'espace prennent nos temperatures avec des pointeurs lasers. Prevention contre le H1N1. Les tests acheves, nous sortons finalement du bateau accompagne de Mr Big.



Le passage des douanes se fait facilement puis nous rencontrons un autre controle sanitaine ou ici ils ont laisse leurs tenues blanches. A la sortie du terminal, Mr Big n'est plus avec nous, Ou est il?

Nous l'attendons un moment, "il a du prendre une autre direction". Le mystere de sa disparition soudaine sera illucide 10 jours plus tard, ou nous le retrouvons a Beijing. Le jeune australien nous raconte que le jour d'arrivee a Shanghai il avait ete arrete au second controle sanitaire, car sa temperature etait de 0.2 au dessus de la norme de l'OMS. Il a donc ete aussitot conduit en Ambulance a un centre de quarantaine ou il a eu la chance d'etre habille dans des tenues de cosmonautes surperposes. Enfermer dans une cellule, il va passer plusieurs heures a suer toute l'eau de son corps et a tourner en rond sans savoir ce qu'il se passe. Une equipe vient finalement le retrouver et lui demande d'indiquer precisement ses deplacement heure par heure depuis les 7 derniers jours ainsi que ses rencontres (facile lorsqu'on a suivi des concerts a travers le japon). La sympathique equipe sanitaire chinoise continue de le garder sous surveillance. Ils lui font des tests et il reste encore plusieurs heures dans une cellule.
Apres s'etre vide totallement de toute sa sueur il apprend ce qu'il savait deja, il n'a pas le H1N1.

le mal de mer etait apparement a l'origine de cette legere augmentation de temperature. Ils le relachent en pleine nuit dans la rue, sans savoir ou il allait dormir. Bienvenue en Chine

Les articles concernant la chine viendront apres ceux de la Mongolie car nous repassons par ce grand pays.