dimanche 15 mars 2009

2000 ans avant les Incas...Chavin

Nous embarquons pour 33 heures de bus via Lima pour rejoindre le nord du Perou, avec sa magnifique cordillere blanche, declare patrimoine de l'humanite par l'Unesco. Nous arrivons a Huaraz, le point de depart pour de nombreuses excursions dans la cordillere ainsi que d'interessantes visites de sites archeologiques.

Au premier regard, Huaraz n'a pas d'interet particulier hormis sa situation ideale. Depuis l'epouvantable tremblement de terre en 1970 qui a fait 80,000 morts; la ville n'a pas pu se relever des decombres. En marchant de notre hotel, assez eloigne (le Bello Horizonte) ,

jusqu'a la place principale, on longe des rues de batiments en parpin, des travaux en cours sur la route. Sur la place, une nouvelle eglise est en construction; en attendant un batiment simple et sans charme accueille les pratiquants. Entre les boutiques et restaurants de la ville, nombreuses agences proposent des sports de haute montagne...escalade sur glace ou sur roche, trekking et autres.

Apres notre experience a La Paz, en Bolivie, avec une agence peu scrupuleuse, on s'adresse plutot a la maison des guides pour se renseigner.... Ici, on nous dit qu'il ne faut pas tenter une ascencion pendant cette saison, meme si les agences nous disent que c'est possible - deux allemands sont morts dans un tempete electrique l'annee dernier a cause d'une telle agence! En revanche le trekking est possible... ainsi que la visite des ruines de Chavin.

Les Chavins habitaient la cordillere lontemps avant le regne des Incas.... il y a 2500 ans... c'est la deuxieme civilization la plus ancienne du Perou. Pour s'y rendre, nous embarquons dans un bus sur des chemins blancs qui serpentent dans la montagne au bord de grande falaises (a force on a l'habitude! mais il ne faut pas regarder en bas!) Nous passons sous un long tunnel qui traverse une coline... de l'autre cote, un grand christ veille sur la vallee (la aussi, on commence avoir l'habitude).

De charmants villages arpentent la vallee, les maisons fabriquees a partir de pierre et de terre ont resiste au tremblement terre grace a des espaces dans la construction permettant une certaine flexibilite. L'agriculture locale se fait en terraces sur les pentes des montagnes environnantes. Les habitants se consacrent aussi aux mines de charbon. Geraldine se laisse surprendre par un homme entierement recouvert de charbon; pour une fraction de seconde, elle aurait juree que c'etait une statue, s'il n'avait pas bouge! Apres ce premier ouvrier, nous en croisons d'autres sur la route, en plein travail ou en train de dejeuner.

Au bord d'un grand lac, nous prenons le temps d'aller explorer.

Enfin, nous arrivons aux ruines...Le site est moins impressionant que le Machu Picchu mais le Guide va nous transporter dans le temps a la rencontre de la culture des Chavins...

Le site que nous visitons etait un ancien temple avec un acces interieur reserve a une elite (pretre et dirigeants) de cette civilisation.

Ils se retrouvaient dans le temple pour consommer des substances hallucinogenes, les conduits d'eau et d'air qui traversent le site provoquaient des sons qui pouvaient ressembler aux bruits d'un Jaguar ou d'un Condor.

Nous avons donc parcouru les differents souterrains, avec leurs hautes marches et les plafonds bas. On y decouvre une grande statue monolithe, representant un personnage zoomorphe (jaguar, condor et serpent), qui servait de figure de culte.

L'exterieur servait de lieu de rencontre... ici, des produits des differentes parties du pays etaient echanges, des ceremonies pratiquees.


La dualite est visiblement une idee assimilee par la culture car l'entree meme du temple est divisee en deux: d'un cote les pierres sont d'une couleur noire, le l'autre, elles sont blanches, d'un cote le male, de l'autre la femelle, la nuit et le jour. Autre mystere, les chiffres 7, 4 ,3 et deux sont recurrent sur le site car toutes les dimensions du site sont des multiples de ces chiffres.

Chavin de Huantar, a 100m du site, est un charmant village rural typique du nord du Perou. On y rencontre les locaux en tenue traditionnelle autour d'une jolie place entretenue.

Le Musee du Village rassemble de nombreux vestiges interessants, trouves sur le site, provenant des 4 coins du Perou. Preuve que ce site etait un point central pour les Chavins.


Anecdote: Au Perou, le Soda le plus populaire est "Inca Cola", il detrone largement le "Coca Cola", il sa'git veritablement d'une fierte nationale. Ce soda de couleur jaune vif a un veritable gout de Malabar, c'est a force d'en boire qu'on finit par s'habituer a cette sauveur...

Certains adorent...N'est ce pas Francois?!

jeudi 5 mars 2009

La cite perdu des Incas...Le Machu Picchu

Nous arrivons a Aguas Calientes en milieu d'après midi par le train. La ville est entourée de hautes montagnes et traversée par un puissant torrent. C'est le village de depart pour acceder au Machu au Picchu. Ici, nous retrouvons l'ambiance hyper touristique, des allures de gringos lands ou une grande statue de l'empereur Pachacutek nous tent les bras. Les hotels et les restos bordent la rue principale. Ce n'est pas forcement à Aguas Calientes que l'on trouvera le meilleur plan pour bien manger a un prix modéré, il faut compter 35 soles pour une chambre un peu austère a l'eau tiede. Mais ça nous est bien egal; nous sommes ici uniquement pour profiter du monument precolombien le plus spectaculaire d'Amerique du Sud (dit on). Nous achetons nos billets d'entrée, soit 124 soles par personnes (ça fait mal, il faut diviser par 4 pour le prix en euros). Ce qui est triste c'est que le site reste inaccessible pour les peruviens à cause du tarif exhorbitant demandé, malgré un prix special pour les nationaux.



Il y a 2 moyens de monter au Machu Picchu depuis Aguas Calientes, soit par le Bus (40 soles par trajet) soit à pied. Nous choisissons la deuxième option pour plusieurs raisons... Tout dabord pour eviter le prix prohibitif du bus, pour eviter de faire la queue a l'entrée du site et, egalement, pour être parmis les premiers à s'inscrire pour gravir le Wayna Picchu car seuls 400 personnes sont autorises à y monter chaque jour. Nous nous preparons donc des sandwichs pour le lendemain car sur le site tout est hors de prix.



Depart 4h15 du matin d'Aguas Calientes, il fait bon et nous marchons avec la lampe frontale. D'autres jeunes ont pris la même decision que la notre. Nous avançons à bonne allure car le chemin est tres bien indique. A 5h15 nous arrivons à l'entrée du site. Nous sommes dans les premiers avec un groupe d'argentins super sympathique avec qui nous prenons le petit dej.

6h ouverture du site, derrière nous déja une très longue queue. Nous avons le plaisir d'être avec les premier à rentrer, et de traverser le site au levée du soleil sans qu'il n'y ai personne.





Le paysage est grandiose, nous sommes perchés sur un piton entouré de montagnes verdoyantes et de hauts sommets. En contre bas on apercoit les torrents qui traversent les vallées.





Nous nous dirigeons directement a l'entrée du Wayna Picchu (gratuit). Geraldine inscrit en premier son nom sur la liste et nous pouvons grimper au sommet afin de profiter d'une magnifique vue sur la cite. Ca grimpe sec et vaut mieux être en forme et pas trop souffrir de vertige, mais la montée est rapide- 35 minutes de marche.



Nous sommes a 2634m, nous avons un très beau panorama du paysage autour de nous...





sauf de la cite du Macchu Picchu bouché par d'epais nuages. Il faut attendre jusqu'à 9h pour enfin voir ce decouvrir la ville perdue des incas. Vue extraordinaire, d'ici nous pouvons voir aisement les terrasses qui etaient autrefois les parties agricoles des incas, et la cité, les temples.







La descente vers le site est sport, vaut mieux faire attention ou l'on met les pieds, car les escaliers incas sont etroits avec de hautes marches.





A notre arrivée, les touristes ont pri d'assaut la cite; chose que les conquistadors n'ont jamais eu l'opportunité de faire. Ces derniers n'ont jamais trouvé son emplacement. Ce n'est qu'en 1911 qu'un archeologue americain, Hiram Bingham, va decouvrir la cité aidé par une famille locale qui connaissait les lieux. Ça ne lui coutera qu'un sol pour etre guide jusqu'a la cité perdue des incas.



Nous prenons un guide pour faire le tour du site, et il ne coute pas de 10 a 50 dollars comme il est écrit dans les guides, mais 10 soles par personne. Pascual, un guide charismatique va nous immerger dans l'univers du Machu Picchu. Cité construite au 15e siecle par l'empereur Inca Pachachutec, cette ville etait un centre stratégique qui reliait les autres cites incas, une cité qui vivait en total autonomie (agriculture en terrasse, écoulement de l'eau).





Environ 1000 personnes vivaient au Machu Picchu, des astronomes, des grands prêtres mais pas de garnisons militaires ou de polices. Il ne s'agissait pas d'une forterresse comme Ollantaytambo, mais d'une ville ou les gens vivaient en harmonie, et en communion avec le soleil qui etait leur obsession - car toute la ville est construite en fonction du mouvement de l'astre et de ses solstices.

Le mystere reside car la cité fut entierement abondonnée et oubliée...pourquoi??? De nombreuses théories existent mais aucune d'entre elles a été prouvée.





Pascual est vivement recommandé; nous l'avons trouvé à l'entrée du Wayna Picchu.

Nous avons passe le reste de la journée a parcourir les nombreux escaliers nous menant aux

zones habitables,





au tombeau royal, la rue des fontaines, les temples, le quartier des mortiers...





l'Intiwana, le point le plus élevé de la cité, sorte d'observatoire astronomique ou les incas utilisaient des socles remplis d'eau pour regarder le ciel sans se casser le cou. On y trouve un cadran solaire avec les 4 points cardinaux, et non pas un lieu de sacrifice car il n'y avait pas de sacrifice au Machu Picchu.



Un site spectaculaire... Vers 15h les nombreux touristes sont repartis.







Nous redescendrons dans la soirée à Aguas Calientes.

Nous repartons le lendemain pour Cusco ou nous allons continuer à profiter de cette ville si agréable avant de partir pour la Cordillere Blanche au Nord du Perou.



Anecdote: nous avons pu ententre les guides anglosaxons raconter des légendes et de fausses croyances aux visiteurs etrangers. Comme par exemple "c'est une pierre qui absorbe les ondes et redonne du pouvoir"



Geege se prend au jeu de la pierre des ondes


C'est tout simplement une pierre qui reprend la forme de la montagne juste derrière, adorée des incas.

Bienvenue dans la Rome des Andes, Bienvenue a Cuzco

Si un jour vous faites le trajet en bus de Puno, (Perou,) terminus de la traverse du lac Titicaca, pour aller a Cuzco, surtout, ne prenez pas la compagnie Sagitario… Bus tape fesses, multiples arrêts ou rentre et sortent des personnes saoules, une nuit glaciale, un film qui passe en boucle avec le son à fond, et surtout, un chauffeur complètement fou qui conduit le bus comme une voiture de formule 1 au bord de précipices et qui double sans visibilité. A une demi heure de notre arrive a Cuzco, le bus percute quelque chose sur la route… toutes les lumières s’allument dans le bus… un bruit assourdissant nous accompagne pour les dernières 30 minutes. Nous arrivons avec 2 heures d’avance, il est 5 heures du matin, tout le monde descend en titubant… le chauffeur lui aussi ne marche pas droit, vraisemblablement, il est saoul. Geege a dormi a travers tout ca, Nicolas lui n’a pas ferme l’oeil.

Heureusement, malgré notre arrivée aux petites heures du matin, on sait où l’on va. On se fait quand même duper par le chauffeur de taxi qui nous indique un prix trop élevé et en plus, a notre arrive, n'a pas la monnaie à nous rendre….

Mais au réveil, Cuzco nous accueille sous une toute nouvelle lumière ! Petit déjeuner sur le balcon de l’Hôtel San Cristobal avec une vue imprenable sur la Plaza de Armas, superbe place bordée de jolis balcons coloniaux, une splendide cathédrale et église… La Rome du Pérou nous émerveille au premier regard.

La promenade dans les petites ruelles pentues de notre quartier est très agréable… de nombreux restaurants et charmantes boutiques artisanales nous accueillent sur des chemins pavés. Ici, la nourriture est variée et le décor des restaurants est travaillé. Ici, on oubli vite que l’on est dans une grande ville… l’ambiance est plutôt détendue, les rues impeccables.

Le seul bemol, quand nous passons sous les arcades, Plaza de Armas, on ne peut pas faire deux mètres sans que quelqu’un nous sollicite pour nous vendre quelque chose… massages, cigarettes, bonbons, lunettes de soleil (volées), portables, peintures et bijoux …. Mais c’est la seule partie de la ville ou le touriste est harcelé –et le charme de la place mérite tout de même la visite!
Et pour excuser les vendeurs d’objets artisanaux et peintures qui vous arrêtent dans la rue, ceux-ci n’ont pas d’autre endroit pour présenter leurs œuvres – les lieux d’exposition sont très chers et très compétitifs.

Les Espagnols ont construit leurs chefs d’œuvres coloniaux sur d’impressionnants vestiges de l’empire Inca dont on en voit encore les traces. Les noms de rues sont écrit en Quechua (langue des Incas), et en Espagnol.

Hormis nombreuses visites de musées, spectacles et églises, une petit tour au marché permet de voir un autre aspect de Cuzco- peut être moins poli que les façades de la ville, mais, justement, plein de vie et de trésors… Nombreux petits kiosques présentent, des vêtements, tentures, antiques, épices, arômes, fruits, légumes, fromages… Des chiens se balades entre les stands pour essayer des récupérer miettes. Un joyeux vacarme d’enfants qui jouent, de vendeurs qui attirent l’attention des passants, d’acheteurs qui cherchent leur bonheur et qui essayent de faire baisser le prix d’un chapeau ou une tenture rempli la salle.

Nicolas vous recommande vivement d’y manger – pour deux sols, on a droit à un copieux festin et bien sur une ambiance unique !

Cuzco est egalement une ville animée la nuit, et on trouve facilement de tres bons petits restos (prix tres raisonnables) a l'ambiance tres sympa et la nourriture copieuse, pain a l'ail en apero.

Un autre trésor… les nombreux marchés artisanaux…. Géraldine qui n’est pourtant pas une accros du shopping se laisse tenter. Nous sommes tous deux impressionnés par la qualité, les couleurs, les motifs des sacs, peintures, bijoux, vêtements et tentures… on se dit que sa ferait fureur en France et on décide d’investiguer le marche !
On sympathise vite avec différents artisans du coin, qui nous amènent jusque dans leur atelier. D’abord l’atelier on l’on travaille l’argent pour y incruster des perles, et pierre colorées.

Ensuite l’atelier des sacs en cuirs.




On tombe aussi sur trois sœurs qui fabriquent de pulls en Alpaca… On est vite impressionnés par leur savoir faire… elles veillent sur la qualité de leur produit jusqu’au plus petit détail… pas un fil qui dépasse, des couture bien terminées, des coupes flatteuses… et elles parlent couramment le Français… elle nous mette en garde aussi sur les vendeurs de vêtements soit disant 100 pourcent alpaca et nous montrent la différence entre le vrai et le faux !
Si vous voulez de très beaux pulls… faites nous la commande… on a pris leur contacts.

Alors que nous nous baladions un soir, justement en recherche d’un instrument pour nous accompagner durant notre voyage, un jeune au chapeau de plume nous approche en pleine rue pour nous vendre son instrument … un charango, toute petite guitare, légère et facile a porter – on en a déjà vu en Bolivie… Il en fabrique un toutes les deux semaines, nous dit il, celui-ci vient d’être terminé… bel instrument... et il nous joue quelques jolies serenades…

Nous sommes tentés, mais, il y un détail qui nous retient … ni l’un ni l’autre joue le charango…
Pas de problème, nous dit Francisco, je vous donne, gratuitement, des leçons de charango jusqu'à votre départ… Apres le coup du taxi qui nous a dupe, on est réticents, mais on lui donne le bénéfice doute… Rendez vous 19 heure, demain… sur la place.

Géraldine est au lit toute la journée avec vomissements et coliques, c’est donc Nicolas qui attend tout seul sur la place des Armes… Les minutes passent sans signe de Francisco… mais, quand Nicolas commence à douter, le jeune au chapeau de plume apparaît pour la leçon.

A l’occasion, Francisco nous invite aussi chez lui pour voir l’atelier ou il construit les guitares. Orphelins très jeunes, Francisco et ses frères et sœur on du se battre ensemble pour s’en sortir – ils ont choisi la musique. Ensembles, ils forment un groupe de musique Andine reconnu et fabriquent de nombreux instruments traditionnels… flutes de pan, charangos etc... L’atelier est impressionnant : certains charangos sont ornés avec des sculptures impressionantes. Francisco nous montre comment il fabrique ces instruments. Son frère se joint a nous pour nous jouer quelques jolis morceaux.

La famille habite sur les hauteurs de Cuzco. Le quartier est loin d’être aisé, mais la vue sur les montagnes et forêts environnantes est surprenante – on a l’impression d´être sortis de la ville. Ici, il y a une chambre dispo pour les touristes qui souhaite y rester : le voyageur donne ce qu’il veut a la famille en échange du logement. D’ailleurs, ils nous font dire à nos amis qu’ils sont les bienvenus…

C’est notre dernière nuit à Cuzco avant de partir au Machu Pichu.

La compagnie ferroviaire qui part de Cuzco a Aguas Calientes, la ville de départ pour visiter les fameuses ruines Incas appartient a une compagnie Chilienne, et les prix sont exorbitants…. Nous décidons donc de prendre le train plus loin, a Oulantaytambo, ou se trouvent les impressionnantes ruines d’une forteresse Inca. Ici, un jeune Inca amoureux d’une fille de noblesse Inca s’est battu avec courage contre une armée pour gagner le droit d’accéder a son amour interdit. C’est un charmant village avec de nombreux habitants en tenues traditionnelles. Sur la place, on se fait vite copains avec deux artistes de l’école de Cuzco ; ils peignent de fabuleux portraits d’enfants et femmes indigènes et de jolis paysages. On choisi quelques oeuvres a acheter plus tard (sinon le transport est difficile sans abimer les peinture). Avant d'attraper notre train, on partage un repas dans leur restaurant favori et on echange vite les mails.

Le train est impeccable et les paysages magnifiques....