samedi 24 janvier 2009

La Chevauchee des Andes

Jusqu’à ce jour, ils étaient présents en toile de fond. On les voyait passer avec leur troupeaux au loin a la péninsule Valdés, en Patagonie, dans la pampa, et les Argentins parlaient des ces hommes mystérieux réputés au niveau mondial pour le savoir faire avec les chevaux.

On aurait pu pense que Géraldine, passionnée des chevaux, serait celle a faire le premier pas pour les approcher. Au contraire, c’est Nicolas qui s'arrête lors d’une promenade pour filmer un troupeau d’une cinquantaine de ces bêtes majestueuses menées avec aisance par trois gauchos, et c’est aussi lui qui se lie d’amitié avec l’un d’eux, Walter.

Celui ci nous fait une proposition qui surpasse de loin tous les rêves de cavaliere de Géraldine : traverser les Andes avec eux jusqu’au Chili. Nous devons rencontrer des randonneurs qui traversent la cordillère a pied au premier refuge pour prendre leurs provisions sur les mules. Nicolas, avec son expérience de 3 heures de cheval maximum, dont une qui a fini avec une minerve, est néanmoins attiré par cette aventure et par la decouverte d'un autre mode de vie.

C’est ainsi que l’on repousse tous nos plans et que l’on part pour une nouvelle aventure, de six jours a cheval avec les "Gauchos".

Lundi matin, rendez vous du départ, on se retrouve chez Walter avec un couple, une Russe géologue et un Mendozin, qui partent avec nous pour la même aventure. Pepito, fils de Walter, 12 ans, tout petit bonhomme haut comme trois pommes, se jette alors sur un magnifique cheval a cru et revient 20 minutes plus tard avec une vingtaine de chevaux et mules qu’il range facilement dans un enclos.

Les heures qui suivent, nous assistons a une vrai leçon sur la manipulation de ces bêtes. A tour de rôle, Walter, son fils et Juan, un autre Gaucho, vont attraper des mules au lasso, les ferrer, les charger pour la route (nourriture, sacs de couchages, caisses). L’une des mules part pour la première fois en voyage et ne se laisse pas faire. Les Gauchos restent zen et font leur travail. Les mules étant des bêtes particulièrement têtues (ah bon?) il faut trois hommes pour les manipuler. Ce départ nécessitant énormément de préparation, nous commencons notre voyage avec beaucoup de retard. Géraldine qui a eu un coup de cœur pour une belle jument aux yeux bleus, "Princesse", part avec, Nicolas commence tranquillement avec une douce jument qui portent un poulain, Lady, et nous embarquons vers la montagne. Pepito nous accompagne pour les premières heures et ensuite fait demi tour tout seul sur son cheval.
Nous sommes huit cavaliers, dont 4 gauchos, Fernando, Jorge, Walter et Juan.

Dès les premières minutes quelques mules chargees essayent de se faire la malle pour aller brouter sur les collines verte environnante. On regarde attentivement alors que Walter et les autres les remettent sur les droit chemin avec de belles passes, des galops, des arrêts, de vrai acrobaties sur un terrain plein d’obstacle.


On comprend vite que c’est un travail permanent car il y a sens arrêt des évadés a rabattre. On est enchante de voir ces cavaliers astucieux au travail et l’on suit humblement le troupeau. Nos montures ne cessent de nous impressionner par leur habileté sur les pierres, les terrains glissants, les monter et les descentes. On passe la ou l’on aurait peur de passer avec nos chevaux a la maison. Nous sommes en pleine montagne.

On est parti plus tard que prévu, donc la dernière heure se passe en pleine nuit. La aussi, il faut faire confiance aux chevaux et aux Gauchos- on ne voit quasiment rien et
on suit aveuglement le troupeau a travers les différents obstacles. A dix heures du soir, on aperçoit la lueur de notre refuge, une maisonnette en pierre avec une cheminée pour cuisiner. Il fait très froid. Epuisés, mais ravis de notre journée, on se joint aux randonneurs autour du feu pour partager le casse croûte. Les Gauchos mettent la viande a sécher pour le lendemain, et préparent leur sacs de couchage dehors pour mieux garder les animaux. Nous couchons a l’intérieur sur des lits superposes, sans matelas avec des lattes en métal, chaque position a droit a sa douleur, au choix l'epaule, la hanche ou les deux? Pas le grand confort et nous grelottons toute la nuit dans nos sac pour 3 degrés.

Le lendemain, encore une longue préparation ; cette fois ci avec tous les sacs des randonneurs, qui partent beaucoup plus tôt que nous. Nicolas monte un nouveau cheval, un peu plus vif que le précédent. Cette journée, il faut le dire est une des plus époustouflante et difficile que l’on va passer. On monte des pentes vertigineuses sans fin, le troupeau passe sur des chemins étroits au bord du vide ; tout cela avec les animaux qui continuent de s’enfuir, le froid, les pierres qui roulent, le terre sabloneuse glissante.
Le dénivelé est important donc nous montons lentement pour laisser souffler les chevaux. On passe le ¨portillo¨ a 4500m d’altitude en pleine neige.
Et puis il faut redescendre.

Déjà pleins d’émotions, car la route jusqu’ici n’as pas été facile, quand Nicolas voit la descente dans la neige de l’autre côté, il doit prendre sur lui. C’est un vrai défi d’équilibre et d’agilité pour quelqu’un qui n’est pas cavalier.
Le paysage est incroyable, surréel. Un lagon bleu entouré de montagnes et de grand pitons de neige qu’il faudra traverser plus bas dans la vallée. Le troupeau passe devant nous afin de ne pas nous bousculer dans la descente.

Malgré des paysages surprenants, ce qui suit sont de nombreuses heures difficiles a travers les roches laissée par un glacier disparu depuis longtemps. Au passage, quelques lièvres, des guanacos sauvages.
Les dernières montées sont les plus difficile car chevaux et cavaliers sont extenues. De plus, le rythme est soutenu car il faut arriver au refuge avant la nuit- mais les mules n’arrêtent pas de s'echapper. Nicolas, fatigue, a hâte d’être arrivé et n’en peut plus de se faire taper le cul. En descendant de sa monture, le sentiment d'avoir ete battu, les jambes et le dos son endoloris, mais le coeur et la tete sont encore pleine d'emotions de cette journee hors du commun.

Lorsque nous arrivons au refuge (trop Tard) tous les lits on été pris par les autres. On montera donc notre tente "oui oui" sur le ciment dans une chambre sans lit. Nous sortons les vetements de nos sacs afin de les etaler sur le sol pour un peu plus de confort; une solution improvisee, mais tout a fait convenable. Apres un bon menu pur viande, (franchement tres bien prepare) et une douche glaciale, nous sommes enchantes de trouver le repos et savoir que le lendemain c'est la grace matinee... Et aussi le reveillon du nouvel an!

Apres une journee de ballade a cheval dans la vallee splendide entouree de falaises rouges,


de jeux de gauchos, (lasso et autres),

nous nous preparons pour feter le nouvel an avec les Gauchos et les randonneurs argentins. Tout de meme un nouvel an tres special a deux, le groupe d'Argentins sont tres amusants et vont animer toute la soiree. Au menu, Chevre au barbecue, pizzas maisons, Vins argentins. Walter nous a chante un tango sur un amour perdu, un Argentin barbu nous a fait quelques monologues impressionants, et le final etait un mariage improvise ( avec Walter en pretre), on a d'ailleurs fini par jeter du riz sur les faux maries. Quand tout le monde avait bien trinque, on leur a apris la vache qui tache et le jeux ou il faut attraper la boite de cereales avec les dents (special dedicace bachelors) :) Soiree unique energique et amusante dans un lieu sans electricite, mais avec beaucoup de pensees pour nos proches.


Les jours qui suivent, la traversee de rivieres et de plaines, campement avec notre tente "oui oui" en pleine montagne sous un devers rocailleux.

On commence a se prendre au jeux de rabattre les mules perdus. Geraldine se regale avec quelques petits galops quand on chevauche les vallees. On se ravie avec des paysages epoustouflants: des montagnes couleur fraise, glaciers, cascades, canyons.

L'ascension jusqu'a la frontiere est difficile, avec beaucoup de neige. Les mules traversent avec plus de facilite.

Quand la neige devient plus difficle a franchir, il faut descendre pour laisser traverser le chevaux sans cavaliers.

L'arrivee a 4050m est un triomphe- on est a la frontiere entre le Chile et l'Argentine et nous dominons deux superbes vallees! Walter fait passer un peu liqueur de pomme pour faiter ca.

On traverse la frontiere a pied car attention aux douanes Chiliennes: aucun cheval Argentin ne rentre - les officiers auraient meme tue quelques betes d'un copain a Walter et brule les selles. Les randonneurs recuperent leurs sacs et traversent au Chili, on ne les revera plus (ils continuent leur voyage de l'autre cote).


Il ne faut pas que l'on tarde pour faire demi tour- la riviere se fait de plus en plus puissante a chaque heure qui passe. Arriver trop tard voudrait dire ne pas pouvoir la traverser. La nuit bientot tombee, nous arrivons face a un torrent tres puissant et tres large. Walter passe d'abord avec une mule pour tester: le courant est fort, donc les chevaux les plus faibles traversent sans cavalier. Nicolas quitte sont cheval pour une mule. Geraldine traverse sur sa jument mais avec une mule en appui comme securite. Tout le monde passe sans probleme, mais le soir on croise un groupe de gauchos qui n'a pas eu autant de chance. Un cheval a ete emporte avec son cavalier; heureusement, pas de blesses!


Le soir, nous regardons avec interet les gauchos de l'autre groupe qui partent chasser le lievre a cheval avec une espece de corde avec deux pierre attachees au bout (nous avons tout filmer.) De veritables sagitaires, mais avec des tetes de dures (on dirait les mechants dans un Western). La scene du depeussage des lievres est un peu gore: un des gauchos s'en emparre, et en 2 minutes et quitte la peau et vide le lievre de ses boyaux. C'est leur diner pour ce soir. Malheureusement, ils ont aussi tue une quinzaine d'oiseaux au lance pierre pour s'amuser. Ils ont aussi laisse deux de leurs mules attachees l'une a l'autre au premier refuge depuis une semaine et cela ne plait pas du tout a Walter. Il a conception de sa vie de Gaucho bien differente, plus en harmonie avec la nature


Le lendemain, la plus longue journee, nous devons faire toute la route des deux premieres journee, en repassant par le portillo a 4500m- soit onze heures de cheval.


Comme tous les jours, nous partons vers midi car il a fallu prepare toutes les mules. Nicolas est maintenant bien plus a l'aise sur sa monture apres quasi une semaine de chevauchee dans les Andes. En passant par le bas refuge, nous recuperons les deux mules de l'autre groupe, encore vivantes, et en forme. On arrive au douane a la nuit tombees et il nous restent encore 1h30 de route. L'ensemble parait irreel, nous nous retrouvons en pleine nuit avec les gauchos en train de chanter tout en gerant le troupeau et les lucioles vertes nous eclairent doucement. Les derniers kilometres semblent interminables. Les chevaux et les mules sont fatigues et ennerve, les gauchos ont du mal a les contenir dans le noir. De temps en temps nos chevaux prennent peur et essaye de s'ecarter de la grande masse derriere qui leur tombe dessus. Apres 6 jours passes dans la montagne nous voyons les premiere lumiere du village, on a l'impression de venir d'un autre monde. Meme le lendemain, apres les au revoir chaleureux, alors que nous repartons pour Tunuyan, nous avons encore la tete ailleurs et l'odeur de nos vaillants chevaux sur nos vetements. Une aventure memorable, il va nous falloir du temps pour la digere entierement.

vendredi 23 janvier 2009

Une journee Noire A Manzano

Tout avait bien commence, belle journee ensoleille a Manzano, agreable nuit passee sous la tente. On se prepare de bons sandwichs au jambon fume et nous partons pour une petite rando le long du torrent en montagne.
Nous rencontrons de nombreuses personnes qui pic niquent le long du puissant torrent. Nous continuons notre marche, lorsque un homme panique vient dans notre direction. Il nous alerte qu'un enfant de 8 ans vient de tomber dans le gave. Nous nous precipitons au bord du torrent pour le recuperer, le pere continue sa course et alerte le plus de personnes possible. Le flot est puissant, glacial et comporte de nombreux rochers et branchages sur les bords. Nous les longeons, en scrutant attentivement chaque recoin dans l'espoir que l'enfant se soit accroche. Derriere nous, un campeur s'attache une corde autour de la taille, pret a bondir a l'eau. Nous remontons le torrent, les eaux sont tournoyantes a certains endroits. Plus haut la mere gardent 2 petites aupres d'elle. Nous recherchons le gamin avec le grand pere. Au bout de 20 minutes, une Jeep vient informer les parents, ils ont retrouve l'enfant, la famille embarque et redescend la piste. Nous faisons demi tour pour nous informer si l'enfant va bien. Francisco, 8 ans, est mort suite a une chute dans le torrent car il avait essaye de recuperer son jouet. Son corps a ete retrouve 1km plus bas de son point de chute. La famille est sous le choc, le grand pere nous remercie. Nicolas le prend dans ses bras, les larmes aux yeux et le sert fort contre lui. Les pompiers arrivent finalement, nous sentons que nous n'avons plus rien a faire ici. Nous rentrons donc a Manzano, incapable de continuer notre rando apres cette tragedie.

jeudi 15 janvier 2009

Revolution nutritive a la Ferme



Un soleil de feu nous attend a Tunuyan, ville de 40 000 hab. située a 80 km au Sud de Mendoza. Nous prenons un "Taxi Flet", un vieux pick up qui fait office de taxi. On jette nos sacs à l'arrière et on demande au conducteur de nous conduire au Callejon Lemos, ou se trouve la ferme ou nous allons travailler.
Madre Tierra est une ferme qui produit des fruits, légumes, œufs et épices. D’après nos recherches, la production de la ferme est entièrement « bio », donc aucun produit chimique n’est utilise (pesticide et autre,) aucun engin polluant. La ferme aurait aussi mis en œuvre quelques projets de construction naturelle. Absolument tout est recycle.

Lorsque le taxi nous dépose, on ne sait pas trop ou on vient d'atterrir. A l'entrée, une vieille bagnole désossée, des cagettes en plastiques sur le sol, des bouteilles vides qui traînent, des pneus et une vieille baraque.

Colin, un américain, volontaire, nous reçoit et nous fait visiter les lieux… On visite le cellier, jolie œuvre de construction naturelle ou la famille conserve un peu de tout : vins, conserves et autres nourritures sont gardés ici au frais.

Nos sacs étant bien lourds, on décide d’aller les déposés au logement des volontaires, une grande bâtisse en bois et en terre. En fasse une jument broute avec son poulain. Colin nous informe qu’elle mis bas dans la nuit. Géraldine est enchantee.
A l’intérieur, malheureusement pas de repis, toujours des températures élevées ! Il fait une chaleur étouffante et à chaque pas, de petits nuages de poussières se soulève dans la salle à manger. Quelques chats se sont appropries des chaises, une table, le coin de la porte et font la siesta sans se soucier de nouveaux arrivants.
Une galerie de toiles d'araignées installées depuis au moins un mois orne le plafond, la cuisine est en bazar avec vaisselle sale en vrac dans l’évier. Colin nous explique qu’il n’y a actuellement pas d’eau, donc il faudra attendre pour nettoyer ici. Malheureusement, pas d’eau potable non plus pour se rafraichir.

En entrant dans le dortoir on découvre des matelas imprègnes de poussière, quelque uns sont a moitié dépecés il ne reste que la mousse. Colin nous propose la petite chambre à l’étage pour avoir un peu plus d’intimité, que l’on partagerait avec des petits chats nouveaux nés. Vu la chaleur dehors on décide qu’il est plus judicieux de rester dans le dortoir ou il fera sans doute plus frais pour dormir. Nicolas saute de joie d’être la.

Les dos allégés de leurs charges, nous ressortons sous les 40 degrés, on rencontre les autres chats, et les deux chiens de la ferme, Nico et Lola. Deux autres constructions figurent a cote de notre maison ; le squelette d'une future maison de volontaires, une bâtisse faite de branchages. Et Colin nous montre les toilettes sèches situées dans l’autre maisonette en cours de construction.
Le principe est simple : on s'assoit sur une cuvette traditionnelle au dessus d'un sceau, on fait son affaire dedans, on y jette ensuite de la sciure de bois pour camoufler l’odeur et éviter une invasion de mouches. Lorsque le sceau est rempli, on va enterrer son contenu dans un grand trou au pied d'un arbre et on le replace en dessous de la cuvette. C’est la solution ici pour éviter de gaspiller des litres d’eau potable chaque fois que l’on va aux toilettes. Pas de système d’égout car chaque sceau participe a la fertilisation de la terre. On vous rassure tout de suite ; ce ne sont pas des arbres fruitiers !

Dans le poulailler, il reste une quarantaine de poules (car les plus rebelles n’arrête pas de s’échapper) : d’ailleurs on passera pas mal de temps a les récupérer et chercher les endroits par ou elle s’échappe pour renforcer la clôture.
Colin nous apprend qu’elle viennent d’une usine ou elles etaient trois par cage. On les empechait de dormir pour qu’elles pondent plus frequemment. A bout de deux ans, les poules sont tuee, moulu en poudre et donnee comme nourriture au nouvelles poules. On essaie de les adapter ici a un mode de vie un peu plus naturel.

Enfin nous allons voir la raison d’être de Madre Tierra; sa plantation d’arbres, fruitiers, arbre d’arachide et légumes. Pour l’instant, difficile de reconnaitre une plante parmis les autres car les mauvaise herbes ont envahi une partie du jardin.
Au bout de la ferme, la tête dans les tomates, nous trouvons un autre Américain en train de préparer la terre pour d’autre plantations. Apres quelques hurlement de « Marco ! » avec de grand mouvement de bras, il enlève ses oreillettes, cligne des yeux et se lève pour nous rencontrer.
Marco vit ici depuis 2 mois. Anciens Ingénieur a la NASA, il a quitté les Etats-Unis en jurant de ne plus y retourner après la réélection de Bush. ¨C’est un vrai paradis ici, n’est ce pas- et vous verez, notre cuisiniere est excpetionnelle, c’est pour ca que je ne peux plus partir d’ici !¨ dit il. « Attention – tu marches sur une plante de kinoa.» Il va faloir qu’on apprenne a reconnaitre les plantes. Apparement sur l’immense terrain qu’on appel ¨la huerta¨ il y 500 arbres sur la ferme avec different fruits, des noix, etc... dans la plantation, on trouve des fraises, de l’ail, des oignons, du poivron, des tomates, des patates, de la laitue, des concombres et une grande variete de plantes que l’on de connait pas, comme, apparement, le kinoa. Le deux Americains se remettent au travail car il est 5 heure de l’apres midi, et il fait moins lourd.

Nous, on a du pain sur la planche pour rendre notre maison plus acceuillante. On passe le balaie et on bat les matelats. Le soir on rencontre d'Azucena, la maîtresse femme de la ferme. C'est une petite brune tres dynamique, toujours souriante et agréable, elle est nutritionniste de métier. Nous allons donc planter avec elle des tomates. Acuzena se revele également une excellente cuisiniere, elle nous regale de plats vegetariens.
En discutant a table, elle nous affirme que l'homme est un vegetarien, il n'a pas les memes enzymes dans sa bouche qu'un carnivore. D’apres elle, notre corps est plus adapte au fruits et au legumes qu’au viandes. Azucena et Jorge (son mari) sont des vegans ainsi que leurs enfants, c'est a dire il ne consomme uniquement des fruits et des legumes.
Le lait et d'oeufs sont poscrit, meme si ceux de la ferme serve pour la feria en fin de semaine. Elle s’excuse pour l’etat de la maison, mais nous explique que c’est au volontaires de maintenir leur foyer propre : avant elle s’en occupait, mais quand elle est devenue la bonne a tout faire elle a dit assez !

Les autres jours, 3 nouveaux volontaires de joignent a nous, Erin et Elaine des Etats Unis, et Franciska d’Autriche. Ensemble, on debroussaille, on cree des canaux d’irrigation, on arose, on fabrique une cloture pour separer le coq et les poules qui pondent des oeufs a vendre, on plante des arbres et des plantes, on s’occupe des animaux, on fait du pain et de sacs de the pour noel, et enfin, on bosse sur la construction naturelle pour finir le batiments en cours.

Pour cette derniere tache, nous allons a une ferme voisine recuperer une remorque de crotin que nous melangeons ensuite, avec les pieds, dans un bac avec de la boue. Tout le monde fait ca nue pied, Geraldine met quelques minutes a se motiver et ce joint aux autres. Nicolas et Colin, reussissent a trouver une paire de bottes avant de s’y mettre.
Erin et Nicolas renforcent la structure du toit, les autres leur apportent des sceaux et tartinent la mixture sur les embranchement de la maison. Des bouteilles vides viennent completer les trous et apportent de la luminosite. Un travail qui a debute en rigolant mais la chaleur fini par avoir raison de notre enthousiasme.
Bien sales, on se jete dans le cour d'eau de l'autre cote de la propriete accompagnes des deux enfants, Nacho 5 ans et Paloma 10 ans.
Ces deux derniers ne vont plus a l’ecole conventionnelle. Les parents sont en train de creer une ecole Waldorf : une ecole basee sur le respect de l’autre et de l’environnement. L’objectif est de donner aux enfants le gout de l’apprentissage et du travail sur soi : ici pas de notes, pas de competition. Le principe qui vient de l’allemagne existe deja dans une soixantaine de pays y compris la France et les Etats Unis. Ce sont des enfants epanouis et tres intelligents, qui nous apprenent pleins de choses sur la ferme.

La ferme nous confronte a differentes facon de penser et de vivre. On se rend compte qu’on fait beaucoup plus que travailler pour un logement et de la nourriture, et pour mieux connaitre la culture. Les volontaires viennent pour apprendre et pour se soigner et ramenent aussi des connaissances, des livres. Pendant les repas, on mange avec la famille et on echange beaucoup d’informations.

Azucena et Jorge propose une alternative a la vie de "sur-consomation" a l’exterieur et un lieu pour se remettre en forme Azucena est nutrionniste et travaille hors de la ferme pendant la journee. Le weekend, elle vend ces tartes a la foire. Jorge reste surplace et pratique le yoga et la meditation avec les volontaires apres le travail : on apprend a contempler la nature.
Avant Jorge travaillait en ville (il avait un restaurant vegetarien.) Mais il a tout quitte pour une nouvelle qualite de vie ou les priorite sont, l’education, la famille, l’alimentation, le foyer. Selon lui, on est plus heureux quand on sait vivre avec moins.
Tout ce que l’on consome vient de la ferme. Azucena echange avec les autres fermes du voisinage pour obtenir les aliments manquants. L’objectif est d’être « autosufficientes,» c’est a dire autonomes.
Azucena souhaite que la ferme devienne aussi un endroit ou les gens viennent se soigner. Elle utilise ces connaissance pour acceuillir dans la ferme des personnes ayant besoin de soins et leur propose une alimentation adapte. Colin, par exemple souffre de candidiadis et Azucena lui a fait un regime specifique. Cela fait plus de 20 ans qu'elle et sa famille se soigne avec une medecine naturelle.

Ce n'est qu'un seul exemple, ici tout le monde participe au fonctionnement de la ferme, tout le monde se sent implique et peut ainsi profiter de cette maniere de vivre, des produits de grandes qualites, mais aussi des connaissances de chacun. La ferme a pour but de faire de la qualite et de produire comme nous produisions autrefois, mais la tache n'est pas facile. Par exemple, l'entreprise terrible "MonSanto" domine l'ensemble de l'amerique du Sud, et meme la ferme Madre Tierra est oblige d'utilise ( a contre coeur) du mais transgenique pour leurs poules. Les centres de distributions/supermarches ( commes les carrefours ou Vea) tirent les prix au plus bas, par exemple 1kg d'abricot est vendu 25 cents au supermarche qui eux le revendent 4 pesos du Kilo (la meme chose se passe chez nous). De plus ils obligent les agriculteurs a produire un certains type de fruits et de legumes (taille, apparence...). Du coup, on retrouve des conservateurs dans ces soit disants produits naturelles, l'argent contre la sante...on marche sur la tete.

Le nouveau regime vegetarien perturbe Nicolas, il a ete malade quelques jours, mais Azucena l'a soigne avec un nouveau regime alimentaire et de la terre fraiche colle sur le ventre.
Parfois nous prenons le temps d'aller en ville, environ 45 minutes de marche depuis la ferme. On se connecte sur internet, et on mange de la glace et de la viande.

Pour la premiere fois pour nous deux, nous avons fete Noel loin de nos familles et nous avons donc eu l'experience de vivre cet evenement avec eux. Azucena nous avait concocte un succulent repas, les filles ont egalement apporte leurs touches culinaires.
Nicolas avait passe une partie de la journe allonge avec de la terre fraiche afin de faire passer les douleurs aigus. Lorsqu'il s'est releve il a rajoute des luminaires a la maison des volontaires. Tous reunis, nous partageons un excellent moment ensemble, avec du vin (organique) sur la table. Pas de celebration specifique ou de cadeaux, juste un grand repas avec les volontaires et la famille.
Le lendemain fut partage avec la famille de Jorge, journee agreable et tranquille, nous savourons nos derniers moments dans cette ferme hors norme, aux personnes aux valeurs simples et justes.
Merci a Jorge et Azucena de nous avoir montrer cette vision de la vie. Nous partons avec un pincement au coeur, nous nous sommes attaches a cette atmosphere bien particuliere,
Nicolas avait tout de meme hate de manger un Asado. Nous allons partir pour une chevauchee a travers les Andes avec les Gauchos, reputes parmi les meilleurs cavaliers du monde.

jeudi 8 janvier 2009

Retrouvailles a Mendoza

Nous prenons un bus de nuit qui traverse la Cordillère des Andes, au pied du mont Aconcagua (6900m), pour se rendre a Mendoza. Douanes en pleine nuit dans un froid qui reveille ; c'est pour le mieux, car les paysages de nuit avec le raillonement de la lune sur la neige sont surreels.

Ce sont les retrouvailles avec notre ami François qui lui voyage en Amérique du Sud depuis 3 mois. On se retrouve au Terminal, embrassade, petit dej et nous partons a la recherche d’un logement. ON trouvera l’hospedaje « Tanya », chambre exigu et obscur, ambiance grosse déprime.

Un avantage; on se trouve a deux pas de la place principale: de nombreux stands d'objets artisanaux (dont certain en cuir travaille, tres impressionnant). Nombreux petits coins pour s'asseoir en groupe dans l'herbe au bord d'une fontaine impressionante. Nombreux petits groupe se rassemble ici pour papoter et profiter du temps. Au centre de la place, on peut meme descendre voir le theatre ou le musee. De plus, un concert se prepare pour ce soir :) Ca s'annonce bien!

Effectivement, le soir, toute une rue a ete bloquee pour le concert de musique classique de l'ecole locale. Prodigieux! Les tables de restaurant remplissent la rue et apres le concert, et les Mendozins sont au rendez vous. Superbe ambiance, un serveur un peu stresse qui n'arete pas d'oublier les commandes, quelques serenades de guitaristes pres des tables... bref, une premiere soiree reussie!


On ne peut pas venir a Mendoza, la capitale de vins Argentins (95% des vins du pays) sans essayer de gouter quelqu'uns de ces produits, qui commencent a etre connus a travers le monde. Nous avons donc décide de faire la route des vins a vélo. Nous les louons pour 25 pesos chez « Coca Bike ». Il faut prévoir une grande bouteille d’eau car le soleil frappe fort. On s’arrête d’abord chez un distillateur qui produit la Vodka Vorsch. La dame nous accueille avec un grand sourire, la visite de l’unique pièce avec la dégustation des produits coûte 5 pesos. Elle nous raconte l’histoire des alchimistes, la magie de la distillation, mais quand on lui demande avec quoi est produit la Vodka « Question Technique ! Chico ! Viens la, une question technique ». Ambiance sympa, on a déguste 4 qualités de vodka, standard, Quinche, Malbec et poire. Seul la poire a marque les esprits.
C’est en sortant de la distillerie que l’on s’aperçoit que la route des vins a vélo n’est pas le meilleur choix. Il fait 40 degrés a l’ombre, on boit de l’alcool, on roule de longues distances sur une grande route tout en se faisant rase par les énormes camions…Faut faire gaffe.
On s’arrête a la Bodega Potassi, la plus vieille de la région et recommande par l’office du tourisme. La visite plus dégustation de 4 vins, 10 pesos. Une fille très charmante vient nous faire la visite, elle nous explique (raconte) que les vignes ne sont pas tailles pour les protéger de la grêle. A l’intérieur, on se rend tout de suite compte que l’on ne verra pas la production ni le vieillissement des vins. Seulement de vieux foudre en pierre, vides, utilises il y a 50 ans. Apres nous avoir fait rapidement l’apologie de la famille, du lieu et des vins en qualifiant tout de « spécial ». La dégustation n’avait rien de spécial, tout dans le même verre, nous n’avons pas été charme par les vins proposes.

De retour a Mendoza, on a fini par changer d’endroit, et on a trouve le charmant Huellas Andes, un lama grimpeur est dessine sur le façade. C’est sûrement l’hostel le plus crade que nous ayons visite. Le toilette douche est une expérience, un pied sur la cuvette l’autre en équilibre sur le sol. Mais nous avions au moins le dortoir pour nous 3. Dommage car il y a moyen de faire un truc sympa.




Mendoza vibre la nuit, de nombreux marches artisanaux autour de la grande place, des groupes lives dans les rues, du monde au terrasse de café et de restaurant. La rue de la soif vibre, elle présente de nombreux bars aux decos sympas. Nous avons également eu la chance d’apprécier une soirée Tango en plein rue, ou tout le monde pouvait y participer. L’élégance, le charme, la sensualité, la technicité de cette danse est fascinante. Du plus vieil au plus jeune age, les argentins dansent le Tango. Bref un rêve pour Géraldine capable de s’y mettre, un défi pour Nico et François (ils n’y pensent même pas)


Près de 40 degrés a Mendoza, la ville est très arbore et agréable. Les habitants sont beaux et élégants, les filles magnifiques. Il y fait vraiment bon vivre. On recommande les marchands de glaces de la place principale.

Apres 3 jours ensemble, François repart pour la France, un séjour très agréable a Mendoza. Notre aventure continue plus au Sud ou nous allons travaille dans une ferme organique.