jeudi 8 janvier 2009

Culturellement Valparaiso et tranquillement Quintay

Nous quittons dans la soiree Santiago, pour cela nous devons rejoindre la gare de bus, mais laquelle?
Nous traversons le grand centre commercial tout en slalomant avec nos gros sacs parmi les badauts a moitie endormi. Nous embarquons finalement après une longue marche, et nous voila sur la route pour 1.30/2h de route jusqu’a Valparaiso.
Nous arrivons a la nuit tombe, et nous n’avons pas de logement de prevu.
Nous jouons la sécurité en ne parcourant pas la basse ville de nuit, nous nous arretons donc a l’Hotel “Vera Cruz” a cote du Terminal de Bus. L’ensemble est très vieillot, avec du tissus sur les murs, décolorés, des decors floraux sur du rose pastel, des peintures de chevaux et paysages et des fauteuils et lits grossierement taches avec plein de dentelle (meme une petite dentelle pour la tele). On entend nos voisins de palier et leur petit bebe comme si ils etaient dans la meme chambre. Habitues aux Hostels et campings, cela ne nous derange pas et en plus c’est pas cher. La faim se creuse, nous descendons au petit resto voisin “La Milanesa”. L’ecriteau est casse et on ne peut lire que “M..esa”. L’intérieur est dans la meme veine que notre hotel. Premiere crise de rire a la vue de notre charmante cuisinière sortant tout juste des toilettes, le rouleau de papier a la main. Elle ronde comme un bombonne et nous gâte de bons plats légers ;) Geraldine essaie la Cazuela, plat typique local (cuisses de poulet et variete de legumes dans un bouillon de volaille)

Valparaiso borde le pacifique et compte plus de 45 collines arpentées de maisons colorées,: tout cela nous rappelle des airs du Brésil (sauf que sur la coline ca n'est pas que des favelas, mais en melange de jolie maisonettes colorees et plus haut sur la coline des maisons de construction legere (taulle, bois etc...). C’est dans cette ville que Pablo Neruda écrivit nombreux de ses poèmes, dans l'une des ses trois maisons “ la Sebastiana”.





Nous quittons la basse ville pour rejoindre le Cerro Conception, une petite marche de quelques kilomètres pour commencer la journée. Ce quartier de la ville est de loin le plus Beau et le plus intéressant, patrimoine mondial de l'Unesco. Il s’agit du lieu artistique et culturelle aux nombreuses maisons de couleurs vertes, jaunes, bleues, roses, mauves. Un véritable labyrinthe de ruelles pave et de murs aux splendides graphes.




Nous surplombons l’océan pacifique. On s’arrête a l’hostel “la bicyclette”, tenue par Gilles, un français qui s’est installe ici depuis environ 15 ans. Endroit très sympa et propre avec des chambres lumineuses et agréables.





Gilles nous explique Valparaíso a connu son age d’or il y a plus de 50 ans avec un passe maritime glorieux. Aujourd’hui, le prestige et les emplois se sont diriges vers Vina del Mar, le chômage est présent, les tankers et autres bateaux se font désosser dans la baie.

A deux pas de notre hostel, nous allons manger au “Color Café”, très bonne adresse, endroit colore et agréable tenue par d’anciens hippies. La nourriture est très bonne a un prix vraiment raisonnable.



D'ailleurs, les restos du coins ont tous un decor a part, de tres bons plats. Par ci par la, des petites boutiques artisanale, ateliers artistiques ou il faut sonner pour rentrer voir les expos.



Nous arpentons les differents cerros. Des vieux ascensores permettent de gravir les collines sans effort. Julien et Geraldine Mitraille de photos cette ville aux mille couleurs.



Le reste de la ville ne presente pas beaucoup d’interet, la plage est une immondice, eau pollue par les tankers, les poches plastiques volent le long de la plage, 10 metres derriere se trouve la voie ferree et juste derriere celle-ci nous avons la quatre voies.
Nous sommes alles au Musee du dessinateur « Lukas », un caricaturiste connu pour ses croquis sur la politique et les actualites de son pays. Cela aurai pu etre interessant mais le musee se resume a des croquis et des dessins exposes sans aucune explication sur la periode de creation et le cadre politique. Dommage qu'il n'y ai pas de guide ou au moins, expose avec les dessins les titre du quotidien qui permette d'expliquer le dessins.
Vite Visite, vite oublie.

Nous faisons une derniere bonne soirée, dans differents bars (Coktail Vins rouges et pommes) car Julien va repartir en Argentine puis en France. Cela nous as fait vraiment bizarre de quitter un compagnon de voyages et un ami apres semaines passees ensemble.


Valparaiso n’est pas une ville bien famee en ce qui concerne la securite de touriste, il est vivement conseille de ne pas marcher seul dans les rues, d’arborer un sac a dos de marque, appareil photo ou objets de valeur. Les abords du port, les sommets de certains ascensores et certains quartiers sont a éviter. D'ailleur un jeune français qui restait dans notre Hostel marchait seul dans une rue touristique de la ville, lorsque 2 hommes l’ont braque a l’arme blanche. Ils lui ont vole son sac a dos et se sont ensuite enfui dans un taxi qui les attendait. La meme journee 4 français se sont fait raquetter + des allemands, des hollandais et des americains a des endroits differents de la ville. Pendant notre promenade, a trois reprises, des Chiliens nous ont dit ¨n'allez pas par la, il y a des voleurs.¨

Souhaitant retrouver un bord de mer un peu plus tranquil, nous partons pour Quintay, petit village de pecheur peu connu a 1h de Valparaiso. Face a l’ocean pacifique, nous voila transporte dans un endroit au charme incroyable, petite maisons face a la petite baie, l’eau est bleu limpide et l’on peut s’y baigner. Les pecheurs refont leurs filets et les enfants jouent dans les vagues. Il y est agreable de se promener le long du petit port et meme de rejoindre la grande plage de sable fin. On y mange de tres bons poissons.





De nombreux pelicans et goellans viennent nous ravir les yeux par des combats pour du poissons ( attention, beaucoup d’oiseaux donc risque de se faire bombarder).




Quintay est le lieu tranquille pour rester et Valparaiso est a visiter.

mardi 6 janvier 2009

Santiago de Chile


Nous arrivons tot le matin a Santiago, capitale du Chili. La ville regroupe pres d'un tiers de la population du Chili, soit environ 7M d'Hab. Dans la rue, une assemblee d'une quarantaine de chretiens se promene en louant la vierge marie y recitant de prieres et chants d'eglise. Sinon, a notre grande surprise c'est le grand calme dans la ville et tout semble ferme.

C'est alors qu'une gentille dame decide d'ouvir son cafe litteraire rien que pour nous "Marcas Flores" pres de Bellavista pour que nous puissions prendre notre petit dej. Macarena nous offre du the a volonte, pleins de tartine et quelques points de vue sur la politique de Bachelet, qui, selon elle tarde a faire des reformes significatives... pour elle, il n'y a pas de vrai gauche dans le pays, a son grand desespoir, et le Chile tourne toujours sous la meme constitution que celle de Pinochet. Un charmant acceuil pour notre arrive a Santiago: d'ailleur, Macarena nous propose de rester chez elle en cas de probleme.


Nous decidons de rester dans le Centro, quartier historique de la ville. On descend au Che Lagarto, Accueil sympa, charmant avec cuisine propre, cour arbore interieur, sanitaire propre. Nous posons nos paquetages dams un dortoir pour 6 personnes. Nous retrouvons le confort d'un lit apres plusieurs nuits sous la tente.

Pas de chance pour notre premiere journee a Santiago, greve des eboueurs, en resulte donc une odeur infame s'emanant dans l'air en plus des detritus se faisant dechiquetes par les nombreux chiens errants.



La ville elle meme ne presente pas de charme irresistible, on rencontre quelques maisons ou edifices aux architectures interessantes.



La Maison du Libertador O'Higgins au style colonial avec son beau balcon en bois est malheureusement noyee dans un ensemble de buildings cubiques gris.




A voir, la place des Armas, qui regroupe quelques un des plus beaux batiments de la ville, la cathedrale, les arcades.




La place grouille de vie, de precheurs hurleurs ("Vous les pecheurs !"), de Neo gothiques, de chanteurs, de jongleurs, de joueurs d'echecs et de Carabineros (la police) qui surveille les Pickpockets.


La cathedrale a un style assez sobre a l'exterieur, de grandes voutes en berceau a l'interieur, le lieu est assez sombre




Sous les arcades de la place, c'est le choc, on se croirait teleporte aux US. Plus d'une vingtaine de Fast Food chiliens se font concurrences. Chacun presentent ses plats super gras et lourdingues, des frites, poulets frits, Hotdogs noyes dans des sauces epaisses. Mc Do passe pour le resto gastronomique a cote. Ils mettent en vitrine les plats, ce qui permet d'evaluer la taille des assiettes. Les gens s'y bousculents et tous ces restos sont bondes.


Beaucoup de personnes sont en surpoids, tout le temps en train d'avaler ou de boire un truc fluo ou du coca. Une grosse concentration d'habitants se trouve dans les centres commerciaux tandis que les autres rues sont desertes. Nous sommes assez choques par cette partie de la ville qui semble tourner tout simplement autour de la consommation - mais on rappel qu'il est presque Noel, ce qui explique sans doute cet enthousiasme pour le shopping. (D'ailleur, il y a un grand arbre de Noel Coca Cola devant le Palais Presidentiel)

En milieu de journee, Nicolas se sent assez moyen, l'air pollue lui pique les yeux et la gorge, et son Italiano (hot dog avec tomates, avocat et sauce blanche) a du mal a passe (il a pourtant jete toute la sauce). On se dit que Santiago ne peut etre reduit a cette vision.
Motive par Geraldine et Julien, nous nous dirigeons vers le quartier de Bellavista situe a cote du fleuve Mapocho et du Cerro San Cristobal.





Il s'agit ici du quartier culturelle et artistique de la ville, ambiance boheme aux murs superbement graphes, des groupes musicaux alternatifs/punk des animations dans la rue, on retrouve de nombreux messages contestataires paints par ci par la. Nombreux petits cafe sympas, stands de barbes a papa, c'est aussi un quartier familial qui attire nombreux enfants avec son parc zoologique.





C'est de ce quartier que le funiculaire part pour le Cerro Cristobal, c'est egalement la que Julien a eu un coup de foudre pour une jolie chilienne. Nous sommes en plein week end de la fete de la vierge immaculee conception, beaucoup de vacanciers chiliens et pelerins sont autour de nous. Une fois au sommet du Cerro, au pied de la statue de la vierge entouree d'antennes radios, nous sommes impressiones par 2 choses; l'etendue incroyable de la ville et l'epais nuage de pollution qui nous empeche de voir les montagnes. Santiago est enclave et c'est l'une des villes les plus polluees du monde.



On s'arrete manger au Venezia, quartier de Bellavista, la ou Pablo Neruda descendait manger (c'est d'ailleur dans ce quartier que l'on peu visiter la maison du poete). On y mange bien, mais mieux vaut verifier la proprete des couverts ainsi que le fromage s'il n'est pas moisi.




De retour pres du centre, dans le parc des l'Institut de Beaux Arts, nous avons egalement ete spectateurs d'arrestations multiples de jeunes qui revendaient des objets d'occasions, on ressent une tension entre les etudiants et les carabineros. Un jeune exaspere ralle ¨ils s'occupent pas des delinquents dangereux dans les rues a cote et il viennent plutot nous emmerder!¨

Sur la route du retour vers notre hostel, on voit de nombreux couples amoureux enlaces sur les pelouses, des performances artistiques devant les beaux arts, et du theatre de rue en plein croisement pendant les feux rouges.
C'est notre derniere nuit a Santiago, on decide d'en profiter pour sortir un peu.
Mais rester dans le Centre historique de la ville n'est pas le meilleur choix pour apprecier la "night life" de Santiago car ici c'est mort, meme Cognac est plus anime, il nous a fallu 25 minutes pour trouver un bar sympa. On a goute au Pisco Sour, Cocktail national, tres sympa, mais Geraldine a vite la tete qui tourne.

C'est ainsi que se termine notre sejour a Santiago... on est un peu decu, on se demande si, avec plus de temps, ou en visitant la ville avec des locaux on aurait eu une autre impression. On a pas pu visiter le musee d'art precolombien, ni certains quartiers de la ville. En tout cas, pas de coup de foudre pour Santiago, nous partons pour Valparaiso, Patrimoine mondial de l'humanite.

lundi 5 janvier 2009

De l'autre cote des Andes - Pucon

Apres une aventure epique pour traverser les andes, Nous voila finalement dans la petite Ville de Pucon. La ville est entoure de montagnes verdoyantes, au bord du lac et le Volcan Villarica, encore en activite, haut de ses 2860m, il nous tent les bras. Ce monstre encore enneige surplombe la ville, nous repondons affirmatif a ses signaux de fumee qu'il nous envoie, nous allons le gravir.


On visite differentes agences qui proposent son ascension, souvent de grands groupes 15 a 20 personnes. Nous decidons de partir avec "Aventur", petite affaire familliale ou nous sommes que nous 3 avec le guide (35000ch par pers). Nous repartons nous approvisionner pour preparer la journee du lendemain, au menu Hamburgers tomate oignons et viande sauce bolognaise + 1.5l d'eau. On se couche dans notre tente "oui oui". La nuit fut bonne hormis les quelques aboiements de chiens et une camionette qui est venu nous reveillait a deux reprises.

6h du matin, debout, petit dej rapidement avale, nous sommes excites a l'idee d'attaquer son ascension. Nous partons avec Erin, notre guide, qui a deja baroude a travers le monde.



Nous approchons le volcan en van, et nous debutons notre ascension a partir de 1200m. Nous avançons a bonne cadence et nous faisons de plus en plus connaissance avec notre guide. Aux premieres neiges, nous sortons les piollets afin de nous equilibrer en marchant et de nous freiner d'une malheureuse glissade/chute.


La neige est molle et nos pieds s'enfoncent, la montee reste tout de meme facile, nous prenons le temps de rigoler avec Julien, Geraldine pratique son espagnol avec Erin.




Au bout de 2h, premiere halte Hamburger avant d'attaquer la partie la plus pentue et la plus engageante.


C'est vraiment a partir de la que le guide est necessaire, car de nombreuses crevasses se trouvent sur notre chemin. On enfile la polaire et un coupe vent, d'ici la vue est deja splendide sur l'ensemble des montagnes environnantes, le volcan Lanin nous surveille. Sur cette deuxieme partie, moins de blagues et nous pretons attention a chaque pas que nous faisons. On passe a cote des breches, nous maintenons toujours une bonne cadence de marche.



A l'approche du cratere, nousnous goutons le souffre et la respiration devient desagreable. Finalement au sommet, Nous sautons de joie, on a mis 3h30 pour montee le Volcan, nous dominons la vallee, le ciel est degage.

Le cratere gigantesque rejette des fumees, nous devons nous ecarter car l'air devient irrespirable.



La neige a disparu, on s'assoit sur le sol chaud et nous savourons nos hamburgers face a un paysage etonnant. C'etait une premiere pur nous 3 de monter au sommet d'un volcan encore en activite. Pour redescendre, nous equipons de la tete au pied de vetements etanches et casque. On va glisser sur nos fesses pendant plus d'une heure, comme une luge, rigolade assuree. On utilise nos piollets pour nous freiner.


De retour a Pucon, on retrouve la chaleur, notre resto prefere le "Kopacabana" (evitez tous les restaurants attrapes touristes), ce soir "Lomo a la Pobre" (2 oeufs, 2 steaks, des oignons et des frites). On regarde le Volcan differement ce soir avant de regagner notre tente des images plein la tete.