samedi 21 mars 2009

Escales à Vilcabamba et Cuenca sur la route de l'amazonie

Nous devons retrouver une communaute indigene en Equateur, en Amazonie. Nous quittons le Perou de Piura, puis nous prenons un bus en direction de Loja en compagnie de Pianine et Olivier. Nous arrivons de nuit a la frontiere Perou - Equateur, un pont separe les 2 pays, les 'aberones' (comme des hannetons de nuit) ne cessent de nous tourner autour, le passage se fait facilement. Comme nous avons quelques jours devant nous on en profite de Vilcabamba, un village du Sud de l Equateur. Un veritable petit paradis reconnu pour son ambiance relaxante et son environnnement verdoyant. De nombreuses petites randos sont possible au depart du village et nous offrent de magnifiques vues sur la vallee.

Geege est devenue une grande adepte des "Batidos", des jus de fruits avec du lait, nos preferes sont mures, fraises, tomate de arbol et banane. Ici on mange beaucoup de bananes et bananes plantain, l'Equateur et le premier pays producteur du monde. On reste dans un Hostel tres sympa "Valle Sagrado" qui donne directement sur la place du village.

Sur la route de l'Amazonie, nous decidons de rester a Cuenca, magnifique ville coloniale, un bijou architectural de l'Equateur. Il y a une quinzaine d'eglises et Cathedrales, la ville se dessine autour des 2 cathedrales de la place principale.

Beaucoup de marchands viennent vendre des fruits, legumes, vetements, des panamas (la ville est reputée pour la fabrication de ces fameux chapeaux). Geege et Pianine ont rencontre une femme qui propose des cures a base d'énormes escargots écrasés. La femme écrase les pauvres betes dans un sceau au milieu de la rue, un geste choquant pour un véritable charentais. Cette bouillie est soit disante une cure contre les problemes de peau et aide la sexualité...Est ce que nos cagouilles ont les mêmes vertus?

Nous arrivons pendant le Carnaval, des chars haut en couleur defilent dans la rue, la fanfare les accompagne. Le Carnaval dure quasiment un mois, les habitants se bataillent avec des bouteilles d'eau. Nicolas s'est fait arrose en passant a cote de jeunes en plein combat.

La vie nocture de Cuenca est par contre tres calme, peu d'endroits pour sortir et apres 9h du soir les rues sont deja quasiment vides. Les monuments eclairés prennent par contre une autre dimension a la nuit tombée.


C'est à Cuenca que nous faisons nos adieux a nos amis français, ils retournent vers le Pérou et nous nous dirigeons vers l'amazonie à la rencontre de la tribu Shuar.

vendredi 20 mars 2009

Huanchaco, ses ruines et ses plages

Après les pics enneigés de la cordillère blanche, nous rejoignons la côte et le soleil de Huanchaco, petit village balnéaire, très populaire pour les surfeurs.

Ne parlons pas du bus et de son chauffeur qui ne savait pas conduire et faisait des clins d'oeil à Géraldine. Pour tout dire, les chauffeurs que nous avons eu au Perou, à part, ceux de Cruz del Sur et de Flores, ne semblent pas très préoccupés par la sécurité des passagers.

Nous arrivons à Trujillo, ville voisine de Huanchaco : ici, on prend un minibus que l'on arrête sur la route. C'est pas cher, mais on a appris la règle à Huaraz : il ne faut pas que nos sacs à dos bloquent un siege, sinon, il faut payer la place... il faut donc porter le sac sur les genoux ou trouver un endroit ou ça ne gene pas... En tout cas, ce type de transport est la meilleure façon de voyager local au Pérou et en Bolivie ; on y rencontre des personnes de tous les milieux; femmes indigènes vétues d'habits traditionnels (les hommes le sont plus rarement,) le fermier qui transporte des legumes ou des poules en ville, l'artisan vendeur de bijoux, l'ecolier, le commercial, le business man...

A Huanchaco, nous restons à la Casa Suiza, petite auberge de jeunesse avec beaucoup de charme et une bonne pizzeria qui fait aussi des petits dejeuners sympa! Bonne ambiance; on sympathise tout de suite avec des Français qui voyagent avec un Americain.. Pianine et son copain Olivier voyagent six mois en Amerique du sud ... Pianine, est rigolote et naturelle, Olivier, très baba cool, ne se prend pas la tête. John lui est surfeur et élageur grimpeur; un garçon discret mais pas timide. Il très sympa.
Nos trois nouveaux compagnons vont surfer sur la plage...pour cette première journée, on se contente de repos et de bons repas bien merités et une petite balade au bord du Pacifique.



Tout le monde qui voyage dans cette partie du Pérou sait que l'on ne peut pas visiter Huanchaco, sans visiter les ruines de ChanChan, à 5 minutes du village.

Les Chimus, civilization precolombienne, ont construit le site en 850 AC. Après plus de 500 ans de prospérité, les Incas ont souhaité absober la civilization Chimu dans leur empire.
Les Chimus font partis des communautés qui n'ont pas souhaité se soummetre aux Incas. Suite à un conflit soutenu, les Incas ont vaincu les Chimus en leur coupant completement l'accès a l'eau potable - belle ironie pour une ville en bord de plage!

Les Chimus avaient une telle haine pour les Incas, qu'à l'arrivé des Espagnols, ils ont aidé les conquistadors à vaincre leurs usurpateurs... sans se douter que les Espagnols seraient bien pire!

Les ruines...

Les site archeologique, s'étend sur 20km carrés et comprend 10 citadelles, car chaque nouveau dirigeant faisait construire un nouveau palais au debut de sont regne. La citadelle Tschudi, une des dernieres citadelles et l'une de plus petites, 11 hectares, est la seule que l'on puisse visiter actuellement, car c'est la seule à avoir été restaurée. Nombreuses etudes d'archeologiques et nombreux travaux sont actuellement en cours pour ressusciter d'autres batiments...




La citadelle de Tschudi n'était accessible qu'à une partie de la population: le diregeant, sa famille, les administrateurs et les servants. Les autres habitants vivaient à l'extérieur dans des habitations un peu moins resistantes au temps (c'est pour cela que l'on ne trouve pas les restes de ces batîments.) Il y avait une hierarchie puissante, mais les recoltes de nourritures étaient stockées dans la citadelle et ensuite distribuées à la population. Ci-dessous, l'un des lieux de stockage de nourriture.



La citadelle contenait les lieux administratifs, les places ceremoniales et les habitations des personnes proches du dirigeant, donc ces nombreuses femmes et enfants.



Les canaux souterrains apportaient de l'eau douce à l'intérieur des murs pour les habitants.



L'architecture:
Les murs de la citadelle sont décorés avec les symbols de la vie quotidienne des Chimus... Le pelican, l'ecureuil et le poisson représentent l'air, la terre et le mer.




L'ocean est représenté par des vagues que l'on retrouve dans les traits horizontaux sur les murs.

Les différents courants et marais etaient représentes en pyramides plus au moins hautes selon la periode de l'année..

Le filet de peche, la methode utilise par les chimus pour attraper les poissons, est très présent dans l'architecture... On le retrouve sous plusieurs formes:




La dernière photo ci-dessus représente des "buraux" administratifs de l'époque.

A la mort du dirigeant, le site devenait un tombeau inhatité: car son premier fils, marié avec des jeunes femmes de la famille (parfois des soeurs), construisait un nouveau palais pour regner. Quarante personnes de l'entourage du dirigeant étaient sacrifiées et entérrées avec lui... ces femmes, servants etc...

Le dernier roi, capturé par les Inca fut le seul à ne pas être entérré dans son palais...

De retour à Huanchaco, on rejoint nos copains voyageurs et une Peruvienne pour se mettre au rythme local, c'est à dire, au rythme des vacances, car Huanchaco est une destination populaire pour les vacances scolaires. Fruits de mer, cocktails et soirée autour d'un feu sur la plage, avec des locaux.



Geraldine discutte longuement avec Loisa, la Peruvienne, qui est thérapeute et étudiante en psychologie. Nicolas parle d'escalade et de grimpe avec John. Pianine et Olivier nous font rire avec leur spontanaité et leur bon humeur et quelques vacanciers Péruviens sympatiques nous invite à les rejoindre le lendemain. C'est fou ce qu'un petit feu sur une plage peut faire pour rassembler des gens qui ne se connaissent pas et créer une bonne ambiance :)

En tout cas, que des bon sentiments avec ce petit groupe. La dernière soirée, on a le plaisir de contempler un feu d'artifice fabriqué avec des bambous (c'est difficile a expliquer,) un animateur sur scène qui reprend des thèmes populaires en karaoke et fait de la comédie... et enfin, un très bon groupe de musique type Cubaine (mais du Perou).

A part les rythme latins, on se croyerait à Royan en été. Des bandes d'ados se baladent sur les pontons, tout le monde s'est fait beau pour la soirée; le maquillage, les cheveux coiffés, les belles chaussures... Les couples se tiennent par la mains, les enfants courent partout et demandent des bonbons, les célibataire guêtent la foule pour attirer un regard. Tout le monde a envie de danser.

Pianine et Olivier sont déjà partis pour la prochaine étape de leur voyage... on les retrouvera plus au nord. Nous passons la fin de soirée avec Loisa et John dans un petit café en bord de la mer.

lundi 16 mars 2009

Majestueuse Cordillere Blanche

L'une des plus belle partie de la cordillere des Andes se trouve au Nord du Perou. On la surnomme la "Cordillere Blanche", car elle contient le plus grand nombre de sommets de plus de 6000m avec l'Himalaya. Nous arrivons dans l'apres midi dans le village de Caraz apres un trajet avec Jean Alesi sur les routes de montagne. Nous allons louer l'equipement necessaire (Tente de Montagne, Gros duvet, rechaud, gamelles...) pour faire le Trek, aupres de la boutique "Pony Expedition", tenue par le tres sympathique Alberto, qui nous offre en plus une copie de la carte IGN. Comme nous partons sans guide, nous informons l'office des guides de hautes montagnes de notre depart.

Jour 1: Depart de Caraz 7h du matin ( 8soles chacun) pour 1 heure de collectivo ou nous sommes serres a 4 a l'arriere de la voiture sur les pistes de montagnes. Nous arrivons dans un tout petit village de montagne "Cashapampa, ultime signe de civilisation avant de partir a l'assaut de la Cordillere Blanche.

Nous debutons notre premiere journee de marche a 2850m, avec les sacs lourds nous remontons tranquillement le long du torrent tout en gardant un bon rythme.

Des mouches suceuses de sang n'arretent pas de nous attaquer, on va se retrouver avec de nombreuses marques sur les bras. On fait une rapide pause, sandwich Miel Banane, delicieux et revigorant. Geege se sent faible car elle etait un peu malade la nuit derniere a rajoute au poid de son sac a dos. En un peu moins de 4h, nous arrivons au Camp N1. Nous decidons de continuer notre marche, on trouve un bel emplacement abrite pres d'un lac, nous y installons notre tente et cassons la croute. Nous sommes entoure de magnifiques sommets, de chutes d'eau. Nous dormons ici a 3850m, berce par une petite pluie durant la nuit.

Jour 2: Nous nous levons tot pour profiter au maximum de notre journee, Geege se sent beaucoup mieux ce matin. Nous plions notre tente, rangeons l'equipement et debutons notre journee de marche. Nous longeons un premier lac avant d'arriver a un second plus grand, d'un bleu eclatant, on y remarque le reflet des montagnes comme dans un miroir. Des dizaines de chutes d'eau nous encerclent, quel paysage enchanteur.

Nous arrivons alors a une bifurcation apres avoir passe le dernier lac, soit nous longeons le marecage au bord de la montagne soit on le traverse. Nous choisissons la premiere option. Apres 35 minutes de marche, nous nous retrouvons pris au piege, nous sommes encercles de nombreux torrents ou l'eau est glacial. Soit nous faisons demi tour et nous perdons plus d'1h soit on traverse les torrents...

Nous choisissons la 2eme option, nous recherchons l'endroit le moins profond mais du coup le plus etendu. Nico passe en premier, enleve ses chaussures et chaussettes qu'il accroche en haut de son sac. Geege fait de meme, elle aprehende beaucoup cette traversee, l'eau est glacial, les pierres sont glissantes. Nico traverse, l'eau est au niveau des genoux, le courant pousse mais en avancant doucement avec un pas assure ca passe bien, il faut faire abstraction du froid glacial. Une fois de l'autre cote, c'est au tour de Geege, elle ne se sent pas en confiance et le courant la repousse, le froid lui congele les pieds et les pierres lui font mal. Tous ces elements lui font perdre l'equilibre et c'est a ce moment la qu'elle se fait tres peur. Nico retraverse pour venir a son secours et la soutenir dans cette epreuve, il la tient contre lui tout en la motivant de continuer d'avancer vite car il fait tres froid. Apres avoir franchi les torrents, nous nous octroyons un bon Break (sandwich Miel Banane, crudites), se rechauffer les pieds avant de poursuivre notre Trek.

Nous arrivons a la base du mirador, nous cachons nos sacs que nous camouflons dans les fourres pour nous faciliter l'ascension. 20/25 minutes sont necessaires pour monter au mirador, nous avons une vue absolument epoustouflante sur toute le vallee, mais les sommets sont couverts de nuages.

Apres avoir patienter 45 minutes, nous prenons la decision de recuperer nos sacs et de planter notre tente au Mirador, on pourra a coup sur voir les plus beaux sommets de la Cordillere Blanche. Nous faisons l'aller retour, nous plantons notre tente et a notre grand bonheur les sommets se decouvrent, aux premieres loges pour contempler l'Alpamayo. Ici, on ressent que nous sommes vraiment au milieu de la montagne, un monde fascinant, ennivrant et hostile a la fois.

Un element de taille tres pertubateur va s'interesser a nous. Une trentaine de vaches vont venir inspecter regulierement notre campement, au risque de marcher sur nous et sur notre tente. Nous les repoussons a de nombreuses reprises, Nico leur court apres en hurlant en brandissant un baton.

Mais elles reviennent a la nuit tombee, toujours aussi nombreuses, elles manquent d'ecraser la tente. Il est 21h, nous decidons de quitter les lieux car nous ne serons jamais en paix, c'est donc dans le noir et sous une pluie battante que nous plions la tente et nos affaires. Nous redescendons le Mirador, puis continuons une bonne heure avant de planter notre tente, Nos affaires sont pour la plupart trempes.

Jour 3: Depart tres tot dans la matinee, que c'est agreable d'enfiler des vetements mouilles!
Nico consulte la carte IGN, 1km jusqu'au camp N2, puis 10km jusqu'au camp N3 en passant par Punta Union a 4750m.

Apres une heure de pluie battante, le temps s'eclaircit pour affronter l'ascension de Punta Union.


Equipe de nos gros sacs, les jambes fatiguent, nous profitons du panorama et prenons des photos.

A l'approche du sommet, la neige nous tombe dessus, nous fouettant le visage, la pente s'accentue severement.

Punta Union, 4750m, Grande joie, un beau travail d'equipe car on s'est epaule tout le long de la montee.




Tous les 2, seuls au milieu de la cordillere blanche nous apprecions le paysage qui se decouvre devant nous, grandes vallees, petits lacs, de hauts sommets enneiges, des centaines de chutes d'eau.

Nous sommes gonfles a bloc et pret a continuer encore de longues heures encore, nous marchons avec un grand sourire affiche sur nos visages...nous sommes heureux et fier de faire cette aventure ensemble.


Nous traversons Punta Union, nous apprecions la descente, nous marchons dans l'eau, la boue, les pierres glissantes. Nico a fait de belles glissades en se rattrapent de justesse, Geege plus prudente n'est pas tombee.


Nos pieds nagent litterallement dans nos chaussures (Gauger comme on dit en Charente).

Nous franchissons Camp N3,

puis apres une heure de marche on se trouve un petit coin paradisiaque aupres d'un etang, entoure de bois et de hauts sommets.

Nous faisons un feu de bois afin de secher nos vetements et nous meme. Une des chaussures de Nico a commence a bruler. Ce soir au menu, Macaroni au Fromage avant de nous coucher.

C'est alors qu'en pleine montagne, en pleine nuit, un etrange individu va faire son apparition. Couchez sous notre tente, nous l'entendons hurler, il est apparement saoul...Mais que fait il ici?
Il nous interpelle plusieurs fois, nous gardons le silence. Il se rapproche de la tente, Geege est tres inquiete de la situation, Nico sort son couteau pour se defendre si l'etrange personnage avait de mauvaises intentions. Il nous rappelle de nouveau, Nico lui repond "Que Pasa?"
L'homme "Buenos Dias" et Nico repond sechement "Buenos Noche" pour clore la discussion. L'individu s'en va, puis 2 heures apres, sous une pluie battante l'homme revient a cote de notre tente, il ne dit rien ce coup ci. Geege se camoufle dans son sac de couchage et Nico et pret a bondir. Apres quelques minutes inquietantes, l'ivrogne s'en va pour de bon. Nico dormira d'un oeil.

Jour 4: Grand Ciel Bleu, mais le sol est toujours detrempe, Nous rangeons la tente pour de bon.

Nous trouvons sur le chemin un chapeau, un poncho et une lampe torche probablement appartenant a l'ivrogne...S'est il fait enlever par des extraterrestres ou endormi quelque part dans un buisson? La Verite est ailleurs.

Nous devons rejoindre le village de Vaqueria, destination finale. Nous devons franchir un pont en bois au dessus d'un torrent, avant de rejoindre les premieres habitations. Nous discutons tranquillement, Nico passe le premier, c'est alors qu'il entend derriere lui un appel a l'aide. Geege se trouve en tres mauvaise posture, une planche en bois a craque sous son pied, la jambe dans le vide, se retrouvant suspendant a 1,5m au dessus de l'eau accroche par son sac et les bras en travers. Pas de mal mais une belle frayeur.

Nous traversons tout dabord un petit bourg perdu dans la montagne, nous sommes a 3600m ici.

Les gens sont timides, les enfants viennent a notre rencontre pour nous demander de l'argent.

Ces pauvres enfants etaient dans un faible etat physique, de grosses plaques sur la peau, de gros boutons rouges, des yeux globuleux et 2 d'entre eux n'avaient que 3 doigts a leurs mains. Nous apprenons que Vaqueria est sur la montagne qui nous surplombe, a 3700m. Fatigues nous attaquons les derniers 45 minutes de grimpe.

Vaqueria n'est qu'un lieu dit, 3 maisons traversees par une piste de montagne.

Nous venons de terminer notre trek dans la cordillere blanche soit 45km de marche, nous continuons vers un autre village pour avoir plus de chance de trouver un micro pour pouvoir rentrer.

Nous sautons dans un micro bus au bout de 2h30 d'attente pour rejoindre Yungay.

Une piste en zigzag au bord de gigantesque precipice, nous etions serieusement chahute dans le van tout en etant serre commes de sardines. Cramponne au fauteuil nous faisons 3h de route jusqu'a Yungay, c'est a partir de ce jour que Nico a commence a avoir peur dans le Bus en montagne. Nous rentrons a Caraz:0) ....Douche meritee, Pasta au resto Terraza.
Nous avons encore la tete dans les nuages et les pieds dans la Cordillere blanche...